Les jeunes diplômés

N’y-a-t-il pas eu une cer­taine com­plai­sance à faire croire que études longues= emploi au bout? Ou plutôt = bon­heur d’é­tudi­er et de trou­ver un emploi à la mesure de l’in­térêt pour­suivi par cer­taines études?
Qui aurait intérêt à faire croire cela? Je n’ai pas de répons­es, mais je suis sat­is­fait de trou­ver par­fois des dis­cours dis­cor­dants sur ce qui pour­rait devenir un pon­cif et défa­voris­er une cer­taine caté­gorie de jeunes, qui mise tout sur ces fameuses études longues sans avoir ces filets de sécu­rité famil­ial, pat­ri­mo­ni­al, cul­turel, intel­lectuel dont par­le Flo­rence  Weber    dans une inter­view dans un dossier de Téléra­ma
Dans cette inter­view qu’on peut lire ICI   elle dit :

“…Con­traire­ment à ce que l’on ne cesse de répéter, en France le choix des études longues n’est pas tou­jours la panacée pour trou­ver du tra­vail — loin s’en faut. Il entraîne de très nom­breux jeunes à accepter des pre­miers emplois peu qual­i­fiés, à rester con­tre leur gré dans des emplois qui n’ont rien à voir avec les études qu’ils ont faites, ou bien à rejoin­dre les rangs des chômeurs de longue durée…”


Dans cet arti­cle du Point (11/07/19) on peut lire

…Chez les bac + 5, l’é­cart se révèle encore plus grand : à ce niveau-là, les Français sont 9,2 % à être au chô­mage un an après la fin de leurs études, alors que dans le reste de l’Eu­rope de l’Ouest, où le taux de chô­mage est de 3,7 %, on est proche du plein-emploi.

” cette croy­ance selon laque­lle les jeunes sont dif­férents des autres, qu’ils ont des com­porte­ments qui les éloignent du monde de l’en­tre­prise, dis­suade les employeurs de les recruter “. Mais, aver­tit le chercheur, ces clichés sur les généra­tions Y ou Z ne sont qu’une reprise de ceux véhiculés sur les jeunes généra­tions précé­dentes : ” La même image revient de généra­tion en généra­tion. Les stéréo­types sur les jeunes diplômés actuels, c’est Gas­ton Lagaffe il y a cinquante ans : technophile, créatif, mais indis­ci­pliné… ”

Lire aus­si “Pourquoi des bac+5 quit­tent leur “méti­er à la con” pour con­duire un food truck