Jacques Caplat

Une per­son­ne ayant partagé la lec­ture de ce livre et ayant pro­posé une copie de la con­clu­sion, j’ai éprou­vé le besoin d’en savoir plus sur son auteur.

Présentation

Jacques Caplat est un agronome, eth­no­logue et essay­iste français, spé­cial­iste de l’a­groé­colo­gie. Fils d’un éleveur ovin impliqué dans la créa­tion de la Con­fédéra­tion paysanne en 1987, il a étudié l’a­gronomie avant de devenir con­seiller tech­nique en agri­cul­ture con­ven­tion­nelle, puis en agri­cul­ture biologique.

Il a rejoint la Fédéra­tion nationale d’a­gri­cul­ture biologique en 2020 et par­ticipé à la créa­tion du Réseau Semences Paysannes en 2003. Il tra­vaille aujour­d’hui pour l’as­so­ci­a­tion Agir pour l’en­vi­ron­nement et organ­ise de nom­breuses con­férences à tra­vers la France.

Fiche Wikipé­dia de Jacques Caplat – Biogra­phie, pub­li­ca­tions et engage­ments.

Thèmes centraux

Critique de l’agriculture industrielle

Jacques Caplat analyse les dynamiques indus­trielles et cap­i­tal­istes qui struc­turent l’a­gri­cul­ture con­tem­po­raine. Il dénonce les impacts envi­ron­nemen­taux et soci­aux délétères de ce mod­èle, tout en soulig­nant qu’il n’ex­iste aucune fatal­ité à voir l’a­gri­cul­ture détru­ire la planète.

Alternatives proposées

Par­mi les solu­tions qu’il défend :

- Poly­cul­ture-éle­vage pour façon­ner des mosaïques paysagères.

- Val­ori­sa­tion de la main-d’œu­vre plutôt que la sur­mé­can­i­sa­tion.

- Autonomie des paysans via des approches décen­tral­isées.

- Semences paysannes adap­tées aux milieux et aux évo­lu­tions cli­ma­tiques.

- AMAP et achat col­lec­tif du fonci­er pour stop­per la course à l’a­gran­disse­ment.

- Pro­jets agri­coles ter­ri­to­ri­aux et matériel libre de droit et répara­ble.

Vision

Une agri­cul­ture qui con­sid­ère le vivant comme un allié, et non comme un adver­saire. Une agri­cul­ture qui répare la planète en s’é­man­ci­pant de la stan­dard­i­s­a­tion indus­trielle.

Œuvres et interventions

Livres

Agri­cul­ture indus­trielle : on arrête tout, on réflé­chit ! (2025) – Analyse cri­tique du mod­èle agri­cole indus­triel et des alter­na­tives pour une agri­cul­ture respectueuse du vivant. L’au­teur y décrypte les logiques cap­i­tal­istes et indus­trielles qui écrasent les paysans et pro­pose des principes pour une agri­cul­ture réc­on­cil­iée avec le vivant.

Une agri­cul­ture qui répare la planète (coécrit avec Van­dana Shi­va, Actes Sud, 2021).

Conférence

Quand l’a­gri­cul­ture tra­vaille avec la nature – Con­férence don­née au musée des Arts déco­rat­ifs et du Design de Bor­deaux le 1er octo­bre 2021. Jacques Caplat y présente Une agri­cul­ture qui répare la planète, coécrit avec Van­dana Shi­va, et abor­de les tech­niques et démarch­es glob­ales pour une agri­cul­ture régénéra­tive.

Articles et entretiens

Le Salon de l’a­gri­cul­ture présente une vision fan­tas­mée (Reporterre, 22 févri­er 2025) – Jacques Caplat y alerte sur l’im­passe de l’a­gro-indus­trie et prône la mul­ti­pli­ca­tion des actions locales. Il explique com­ment l’a­gri­cul­ture indus­trielle est portée par les multi­na­tionales de la semence et des pes­ti­cides, et pourquoi il est urgent de désin­dus­tri­alis­er à l’échelle locale.

L’a­gri­cul­ture biologique peut nour­rir le monde (Reporterre, 4 mars 2014) – Jacques Caplat y défend l’idée que l’a­gri­cul­ture biologique est une solu­tion viable pour nour­rir l’hu­man­ité, cri­tique les idées reçues sur la bio, et détaille les avan­tages des cul­tures asso­ciées et des var­iétés adap­tées au milieu.

Por­trait de Jacques Caplat (Le Monde, 17 mai 2024) – Retour sur son par­cours et ses engage­ments, autour du sou­venir famil­ial d’une mère aux fourneaux et d’une cui­sine où l’on se relayait pour racon­ter sa journée.

La bio peut nour­rir la planète (Paysan Bre­ton, 22 novem­bre 2024) – Jacques Caplat y affirme que l’a­gri­cul­ture biologique peut nour­rir l’hu­man­ité à con­di­tion de repenser les sys­tèmes agri­coles actuels, la faim dans le monde rel­e­vant selon lui d’un prob­lème poli­tique et non tech­nique.

Deux mains dans la terre pour revoir l’a­gri­cul­ture mod­erne (Bub­ble BD, 14 mars 2022) – Cri­tique d’une bande dess­inée coécrite avec Laeti­tia Roux­el, qui racon­te l’his­toire fic­tive d’un agricul­teur remet­tant en ques­tion son méti­er, suiv­ie d’un dossier thé­ma­tique sur les alter­na­tives agri­coles.

Voir aus­si : Page sur Tim­o­th­ée Par­rique

Conclusion de l’ouvrage

La con­clu­sion ci-dessous est repro­duite fidèle­ment, dans la présen­ta­tion retenue par le livre.

L’acte agri­cole est aujour­d’hui à la fois sacral­isé au nom d’une nos­tal­gie de citadin·e·s admi­rant le dur labeur paysan, et con­testé pour ses impacts envi­ron­nemen­taux et soci­aux de plus en plus délétères. Pour­tant, il n’y a aucune fatal­ité à voir l’a­gri­cul­ture détru­ire la planète et les sociétés humaines, et il n’y a aucun passéisme à imag­in­er une agri­cul­ture éman­cipée de ses tra­vers actuels. Il est temps de cess­er de con­fon­dre « indus­tri­al­i­sa­tion » et « moder­nité », tout comme il est temps de cess­er de con­sid­ér­er l’his­toire agri­cole sous le prisme archaïque et mal­sain de l’évo­lu­tion­nisme social : non, il n’ex­iste pas une tra­jec­toire agri­cole uni­verselle.

Com­pren­dre les dynamiques indus­trielles et cap­i­tal­istes qui struc­turent en pro­fondeur l’a­gri­cul­ture qui domine actuelle­ment le monde, c’est se don­ner les moyens d’i­den­ti­fi­er les bifur­ca­tions entre dif­férentes moder­nités pos­si­bles et de choisir de nou­veaux itinéraires. Dès lors, il devient pos­si­ble de con­cevoir une agri­cul­ture qui con­sid­ère le vivant comme un allié et non plus un adver­saire, qui façonne une mosaïque paysagère basée sur la poly­cul­ture-éle­vage, qui rem­place la sur­mé­can­i­sa­tion par une val­ori­sa­tion de la main-d’œu­vre, qui s’é­mancipe de la stan­dard­i­s­a­tion indus­trielle en adop­tant au con­traire une approche décen­tral­isée basée sur l’au­tonomie des paysan·ne·s et des sociétés…

En mesurant le poids con­sid­érable de l’his­toire indus­trielle dans la manière dont notre agri­cul­ture con­tem­po­raine s’est façon­née, nous pou­vons mieux com­pren­dre ce qui car­ac­téris­erait une démarche alter­na­tive. À la cen­tral­i­sa­tion, nous pou­vons répon­dre par la décen­tral­i­sa­tion. À l’u­ni­formi­sa­tion, nous pou­vons répon­dre par la diver­sité féconde. À la mas­si­fi­ca­tion, nous pou­vons répon­dre par le mor­celle­ment. À l’ac­cu­mu­la­tion cap­i­tal­iste, nous pou­vons répon­dre par une mosaïque d’en­tités autonomes. Cette énuméra­tion n’est pas un jeu de l’e­sprit, elle ouvre un nou­v­el espace de com­préhen­sion et d’ac­tion. Car le con­tre-pied de l’in­dus­tri­al­i­sa­tion cor­re­spond de fait très pré­cisé­ment à la nébuleuse des actions de ter­rain qui émer­gent depuis quelques décen­nies pour imag­in­er des alter­na­tives agri­coles. Tech­niques bio, décon­cen­tra­tion de l’él­e­vage, AMAP, achat col­lec­tif du fonci­er pour stop­per la course à l’a­gran­disse­ment, pro­jets agri­coles ter­ri­to­ri­aux, matériel libre de droit et répara­ble par les paysannes, semences paysannes s’adap­tant aux dif­férents milieux et aux évo­lu­tions cli­ma­tiques : toutes ces ini­tia­tives qui appa­rais­sent sou­vent dis­tinctes et divers­es se révè­lent recel­er une for­mi­da­ble com­plé­men­tar­ité !

Elles ne con­stituent pas des ten­ta­tives désor­don­nées, mais com­posent bel et bien un tableau cohérent de démarch­es sus­cep­ti­bles de désin­dus­tri­alis­er l’a­gri­cul­ture et de rebâtir une logique arti­sanale, paysanne, décen­tral­isée. En choi­sis­sant d’en action­ner l’une ou l’autre, nous ne nous dis­per­sons aucune­ment, nous trou­vons sim­ple­ment une action à notre portée per­son­nelle pour con­tribuer, patiem­ment mais résol­u­ment, à ébran­ler le mon­stre et à semer les alter­na­tives.

Timothée Parrique

Il y a Tim­o­th­ée Cha­la­met
acteur fran­co améri­cain. Il nous dis­trait par son tal­ent.

Il y a Tim­o­th­ée Par­rique, écon­o­miste français qui nous inter­pelle par ses pris­es de posi­tion rad­i­cales.
Un écon­o­miste ““extrémiste” de la décrois­sance, selon les par­ties “pris­es de posi­tion” et “cri­tiques” de sa fiche Wikipé­dia.

Con­tin­uer la lec­ture de « Tim­o­th­ée Par­rique »

Annaëlle Sorignet

Une jeune bor­de­laise a pub­lié un ouvrage pour sur­mon­ter le sen­ti­ment d’im­puis­sance et de dés­espoir par­fois ressen­ti face à la crise écologique.
Alors qu’elle ali­men­tait depuis quelques années son blog dédié à la ques­tion écologique “La Révo­lu­tion des tortues” (80000 lecteurs par jour, blog qu’elle a fer­mé), Anaëlle Sorignet en a eu marre. Un jour, elle a ressen­ti le besoin de par­ler de son “éco anx­iété” à ses lecteurs. Sans fil­tre, elle leur a fait part de ses doutes, de son sen­ti­ment d’im­puis­sance, de son désar­roi, de ses colères et de son épuise­ment à ten­ter de sauver le monde. À sa plus grande sur­prise, elle a reçu de nom­breux mes­sages. “Je ne m’y attendais pas. À chaque fois, les lecteurs me dis­aient être soulagés de ne pas être seuls à ressen­tir ces sen­ti­ments”, racon­te-t-elle.
Quelques années plus tard, elle a décidé d’écrire un livre sur ce sujet, situé entre le développe­ment per­son­nel et écolo­gie.
Son titre, “On ne sauvera pas le monde avec des pailles…
La suite sur cette page

Pierre Girard

Pierre Girard est jour­nal­iste sur Arte.
Il a ani­mé l’émis­sion Xénius (cf ce clip de présen­ta­tion) puis a créé la chaine “Tous ter­riens” (voir cette présen­ta­tion).
Voir émis­sion “Un jour avec Pierre Girard”

Sa chaine Youtube
Présen­ta­tion du jour­nal­iste Pierre Girard dans l’épisode 14 du pod­cast de l’Oiseau Bondis­sant (cf cet arti­cle du blog)

La playlist de l’émis­sion “Tous des ter­riens”

Présen­ta­tion de Roots, son nou­veau pro­jet: ICI

Martin Crawford

https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Crawford

Son site “fonds de recherche en argo­foresterie”: https://www.agroforestry.co.uk/
Rap­pel le nav­i­ga­teur Chrome et d’autres sans doute, pro­pose de traduire automa­tique­ment un site qui est en anglais

Présen­ta­tion de la vidéo qui suit:
“Pour la sor­tie de son livre La Forêt-jardin en français, Mar­tin Craw­ford nous fait vis­iter sa forêt nourri­cière, tout en expli­quant son fonc­tion­nement.
Depuis plus de 20 ans, il s’in­spire des équili­bres naturels. Son livre donne toutes les clés pour créer une forêt-jardin adap­tée à notre cli­mat. Une forêt-comestible est basée sur le fonc­tion­nement d’un jeune espace boisé, avec une large palette de plantes cul­tivées à dif­férentes hau­teurs, qui deman­dent peu de tra­vail du sol, de désherbage ou de con­trôle des ravageurs.
Les espèces sont choisies pour leurs inter­ac­tions mutuelles, aboutis­sant à un sys­tème en bonne san­té qui con­serve sa fer­til­ité tout en créant un espace esthé­tique et pro­duc­tif. “Pou­vez-vous vous imag­in­er vivre à l’om­bre d’une forêt qui vous nour­risse, et soit égale­ment un puit de car­bone et une oasis de bio­di­ver­sité, qui restau­re le paysage, crée des micro-cli­mats et rena­ture votre vie quo­ti­di­enne? ”
Extrait de la pré­face de Charles Hervé-Gruy­er, Ferme Biologique du Bec Hel­louin.
Le livre Feuil­leter un extrait

Inter­view vidéo de Mar­tin Craw­ford: arti­cle de présen­ta­tion

René Dumont

En 1974, j’ai 14 ans et je suis avec intérêt la cam­pagne élec­torale… J’avais été par­ti­c­ulière­ment intéressé par le dis­cours de cet homme étrange (à l’époque).
A la suite de cet arti­cle, des vidéos de la cam­pagne élec­torale ou d’émis­sions.
Maj 24/08/21

Réé­couter, René Dumont fait pren­dre con­science du retard pris, puisque tout ce qu’il dis­ait est en train de se pass­er. Il ne faut pas être vision­naire trop tôt, ni pro­pos­er des idées trop dérangeantes.
L’an­i­ma­teur de cette red­if­fu­sion cet été d’une émis­sion radio­phonique du 26 novem­bre 2018  le dit autrement en citant la célèbre phrase: “On a tou­jours tort d’avoir rai­son trop tôt” assumée par René Dumont lui même.
“Can­di­dat icon­o­claste et far­felu, le pro­fesseur Dumont prône un change­ment rad­i­cal de société. Ses marottes : l’aban­don de l’automobile, la désur­ban­i­sa­tion, et la lim­i­ta­tion des nais­sances. Sans quoi prophé­tise-t-il le monde court à sa perte. Résul­tat : 1,3 pour cent des sondages, autrement dit rien…Parce que rené Dumont est un trou­ble-fête, un Cas­san­dre qui empêche les Français de con­som­mer en rond. Or, on sait aujourd’hui à quel point se pré­dic­tions étaient justes. René Dumont le sait mieux que per­son­ne: on a tou­jours tord d’avoir rai­son trop tôt. ”

Con­tin­uer la lec­ture de « René Dumont »

Robert Badinter ou l’art de la rhétorique

Robert Bad­in­ter, avo­cat pas­sion­né et min­istre de la Jus­tice emblé­ma­tique, n’est pas seule­ment l’ar­ti­san de l’abo­li­tion de la peine de mort en France ; il est aus­si l’un des plus grands ora­teurs de la Ve République. Par son dis­cours his­torique et sa maîtrise unique de la parole, il a con­ver­ti un com­bat moral en un tri­om­phe poli­tique et human­iste. Com­pren­dre son art de con­va­in­cre, comme il le révèle dans une inter­view pré­cieuse, c’est décou­vrir les clés de la rhé­torique qui émeut, per­suade, et trans­forme la société.

Robert Bad­in­ter : L’o­ra­teur de la jus­tice
Robert Bad­in­ter, fig­ure emblé­ma­tique de la Ve République, fut min­istre de la Jus­tice sous François Mit­ter­rand et l’ar­ti­san prin­ci­pal de l’abo­li­tion de la peine de mort en France en 1981. Avo­cat engagé con­tre cette pra­tique dès les années 1950, il trans­for­ma son com­bat per­son­nel en vic­toire lég­isla­tive grâce à un dis­cours his­torique pronon­cé le 17 sep­tem­bre 1981 à l’Assem­blée nationale. Sa rhé­torique, mêlant rai­son, émo­tion et prosodie dra­ma­tique, mar­qua les esprits et inspi­ra des généra­tions.

Con­tin­uer la lec­ture de « Robert Bad­in­ter ou l’art de la rhé­torique »

La covid: un symptôme de plus ou un avertissement?

Je mer suis amusé à repren­dre cet arti­cle de sep­tem­bre 2020 en y ajoutant des choses en rouge.
Bien enten­du, on ne par­le bien sou­vent que de ça. Mais dans le meilleur des cas, un vac­cin est imag­iné (la coupe du monde des lab­o­ra­toires est lancée), des moyens de guéri­son sont testés, des moyens ultimes sont imag­inés à court terme pour s’en pré­mu­nir.
Pour le vac­cin on y est moins d’un an plus tard, les moyens de guéri­son pas encore et les vari­ants de plus en plus con­tagieux nous font des mis­ères.
Mais bien d’autres dan­gers moins immi­nents sont en vue. Et lorsqu’ils seront présents, nul vac­cin ou traite­ment n’ex­is­tera pour en lim­iter leurs effets sur la mor­tal­ité des pop­u­la­tions.
Comme on n’est jamais mieux servi que par soi même, j’ai entre­pris une mise en forme d’une page trai­tant de tous les aspects de la covid, ou dit autrement “com­ment respecter à la let­tre toutes les recom­man­da­tions qui nous sont don­nées / imposées pour mieux les ques­tion­ner, les valid­er, les remet­tre en ques­tion et élargir l’ob­ser­va­tion et la réflex­ion.
cf : L’essen­tiel pour vivre avec la covid , Crise san­i­taire, crise économique, crise poli­tique, crise écologique
Depuis j’ai fait une page plus sim­ple, je suis vac­ciné (ici) et le sujet est devenu un sujet poten­tiel d’in­com­préhen­sions, débats et brouilles poten­tielles en famille ou entre amis.
Pen­dant ce temps la

Inutile d’ex­pli­quer pourquoi cet arti­cle se retrou­ve de fait dans les rubriques “écolo­gie” “démoc­ra­tie” “économie” “médias” “per­son­nal­ités”

 

Quand Haroun Tazieff prédisait les conséquences du réchauffement climatique en 1979!

Le jour­nal Sud-ouest a la bonne idée de faire des cahiers spé­ci­aux appelés “La mer notre avenir”
Après le pre­mier numéro de sep­tem­bre (ICI)  voilà un nou­veau numéro (ICI)  ou l’on décou­vre un arti­cle “En 1979, Haroun Tazi­eff prédit la mon­tée des eaux” .Voir la vidéo dont il est ques­tion dans cet arti­cle (ICI)

C’est assez sai­sis­sant et effrayant de voir à quel point les cli­ma­to-scep­tiques nous ont fait per­dre un pré­cieux temps. Tout ce qui était annon­cé par  Dumont   et des hurlu­ber­lus (con­sid­érés comme tels) comme Haroun Tazi­eff  est en train de se pass­er de manière plus rapi­de que prévue.
Et quand j’écris par ailleurs que la jeunesse n’est pas gage d’une meilleure exper­tise, il suf­fit de com­par­er les pris­es de posi­tion respec­tives sur le réchauf­fe­ment cli­ma­tique de deux sci­en­tifiques français (Tazi­eff et Allè­gre né 23 ans après lui) qui se sont d’ailleurs plus que croisés (écharpés) lors de leur car­rières respec­tives.
Un petit doc­u­ment très bien fait à usage d’en­seignants pour com­pren­dre et expli­quer le réchauf­fe­ment cli­ma­tique: ICI pro­duit pas l’OCE  (cf notre arti­cle sur l’OCE)

 

Un “vieux routier” qui pense jeune…

Ce n’est pas faire injure à Jean Marie Darmi­an   que de le traiter de “vieux routi­er” lui qui fut prési­dent du club des villes cyclables (une inter­view vidéo très intéres­sante en regard de la thé­ma­tique prin­ci­pale de ce blog) et qui pub­lie quo­ti­di­en­nement (depuis très très longtemps, une per­for­mance!) un arti­cle dans son blog “Roue libre” dans lequel il rend hom­mage d’ailleurs à Pouli­dor.
Il pense jeune, car il n’a pas atten­du la mode pour ini­ti­er des actions de démoc­ra­tie par­tic­i­pa­tive à l’éch­e­lon local, lorsqu’il était en respon­s­abil­ité de maire.
Nom­breux sont ses arti­cles qui inter­ro­gent tout à tour le pacte social, citoyen et durable (2013 déjà) et tout  récem­ment la ges­tion citoyenne   et le partage du pou­voir (il en a tiré un livre).

Tout en insis­tant sur les effets posi­tifs de la fièvre jaune.

Le bonheur n’est plus dans les biens mais dans les liens

“Je pense que ça aide d’avoir des enfants et de se dire ‘dans quel monde de merde ils vont vivre ! ’ C’est une angoisse. La ques­tion, c’est com­ment je trans­forme l’an­goisse en espérance”
C’est typ­ique­ment le genre de ques­tion que je me pose et qui a motivé la créa­tion de ce blog per­son­nel.
L’in­ter­view de François Ruf­fin sur France inter le 6 novem­bre est très intéres­sant et vient en com­plé­ment d’autres inter­ven­tions  (ici )  citées sur ce blog.
A l’é­coute        En vidéo

 

Convention citoyenne: la démocratie délibérative au soutien de la démocratie représentative!

Le site de la con­ven­tion: https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/

Le dis­cours intro­duc­tif de Cyril Dion en vidéo

Voir l’ar­ti­cle sur Loïc Blondi­aux qui explique tout l’in­térêt de cette forme de démoc­ra­tie.

Revue de presse: quelques arti­cles ren­dant compte ou s’in­ter­ro­geant sur la démarche

Cyril Dion garant de la con­ven­tion citoyenne sur le cli­mat (arti­cle médi­a­part)

Cyril Dion : “Face à l’ur­gence cli­ma­tique, la démoc­ra­tie délibéra­tive est indis­pens­able”

Con­ven­tion citoyenne: l’é­col­o­giste Cyril Dion prêt à main­tenir la “pres­sion”

Voir aus­si arti­cle sur Bruno Latour sur son point de vue sur la manière de débat­tre

 

Loïc Blondiaux

Loïc Blondi­aux est pro­fesseur de sci­ence poli­tique à l’université Paris‑I Pan­théon-Sor­bonne et spé­cial­iste des théories de la représen­ta­tion. Il a par­ticipé à l’ouvrage col­lec­tif
Inven­ter la démoc­ra­tie du XXIe siè­cle. L’Assemblée citoyenne du futur
(Les liens qui libèrent, 2017)

Tout récem­ment il est inter­venu sur France Inter pour expli­quer tout le bien qu’il pen­sait de de la con­ven­tion citoyenne pour le cli­mat:
“Il est impératif d’in­ven­ter de nou­velles formes de démoc­ra­ties”

Con­tin­uer la lec­ture de « Loïc Blondi­aux »

Bruno Latour

Bruno Latour a été inter­rogé dans divers médias au sujet du mou­ve­ment des gilets jaunes et du grand débat. C’est l’oc­ca­sion de décou­vrir  les pris­es de posi­tion pas­sion­nantes et très utiles de cette per­son­ne pour notre avenir.

Quelques phras­es “clés”:
“On a pour la pre­mière fois un mou­ve­ment social sur le lien entre écolo­gie et injus­tice sociale”
“Il ne faut pas deman­der aux gens leur opin­ion, mais de décrire leur sit­u­a­tion et ce avec quoi ils sont en désac­cord”
“Pour la pre­mière fois, on a un gou­verne­ment inca­pable d’é­couter et un peu­ple inca­pable de s’ex­primer”
« Pour débat­tre, décrivons nos con­di­tions de sub­sis­tance »
“La dépoli­ti­sa­tion dans notre pays est anci­enne, et à présent presque com­plète” Con­tin­uer la lec­ture de « Bruno Latour »

Raphaël Glucksmann, “Les Verts, le PS, dans leur forme actuelle, sont tous appelés à mourir”

Dom­mage que Raphaël Glucks­mann provoque autant de rejet à l’en­con­tre de sa per­son­nal­ité, car son inter­ven­tion sur France Inter (ICI) en “décoiffe” cer­tains par ses pro­pos quand d’autres vont expli­quer qu’il n’a aucune légitimé pour s’ex­primer en tant que “bobo décon­nec­té”.
Il est pris à son pro­pre piège puisque avec rai­son, il ne veut pas incar­n­er “l’homme prov­i­den­tiel”, mais du coup, par les divers­es réac­tions de ceux qui s’ac­crochent à leur “logi­ciel” et à leurs cer­ti­tudes, il en devient celui qu’il faut dis­créditer à tout prix. Et pour le coup alors que tra­di­tion­nelle­ment on dit “il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain”, il faudrait dire “si le per­son­nage ne vous plait pas (pour des raisons plus ou moins “dis­cuta­bles”), soyez atten­tif à ses propo­si­tions pour englober les pris­es de con­science inélucta­bles, les ini­tia­tives les plus vertueuses, sans per­dre de vue à court terme la réal­ité du fonc­tion­nement poli­tique.
Je trou­ve pour ma part que son inter­ven­tion est suff­isam­ment mesurée pour faire réfléchir ceux qui n’ont pas juste­ment pas d’idées arrêtées, dic­tées par un envi­ron­nement social ou une “obéis­sance”  à un mou­ve­ment poli­tique ou syn­di­cal exis­tant.

Lien vers la vidéo

 

Aurélien Barrau

Aurélien Bar­rau est d’abord un sci­en­tifique dont j’ig­no­rai l’ex­is­tence jusqu’à que ma nièce m’en par­le.

Quitte à choisir quelqu’un.e qui “perd ses repères” (du point de vue des scep­tiques en tous gen­res)  ou qui est traité “d’hu­lu­ber­lu alarmiste”, je préfère m’in­téress­er à ces sci­en­tifiques qui “auraient pété les plombs” qu’à des poli­tiques qui peu­vent encore plus rapi­de­ment être décrédi­bil­isés, car on sous-entend à souhait qu’ils ont sou­vent de mau­vais­es raisons pour agir ain­si, ou bien que leur “con­ver­sion” est bien trop tar­dive pour être prise au sérieux.
Con­tin­uer la lec­ture de « Aurélien Bar­rau »

Dominique Bourg: “Les choses deviennent vitales”

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Bourg

Dans l’ Emis­sion du 5 juil­let sur France Inter  il explique “Si l’on veut réduire nos émis­sions de gaz a effet de serre, il faut pro­duire, échang­er et con­som­mer moins(…) des tem­péra­tures supérieures à 45° en France, c’est un record absolu. (…) C’est notre sys­tème qui a pro­duit cet effet, c’est notre sys­tème qu’il faut détri­cot­er” ajoute le philosophe qui estime par ailleurs qu’il faut “écol­o­gis­er la société” et que cela ne peut se faire sans un resser­re­ment de l’échelle des revenus. “À par­tir du moment où les écarts de revenus sont très impor­tants, les tax­es, les inci­ta­tions, n’ont aucun sens” 

Extraits de son livre “Une nou­velle terre”

Qui peut faire quoi? en 3min (vidéo)

Le Talk de Dominique Bourg: «Nos actions poli­tiques doivent inté­gr­er les lim­ites plané­taires» (vidéo)

Gaël Giraud

Gaël Giraud, j’en fait état dans ces arti­cles :
Com­ment con­cili­er tran­si­tion écologique et jus­tice sociale ?
Notre puis­sance tech­nique nous rend très vul­nérables

Je l’ai donc décou­vert à tra­vers d’ar­ti­cles de Téléra­ma et celui-là  reste prodigieuse­ment limpi­de pour expli­quer les ambi­gu­i­tés et les lim­ites du fonc­tion­nement économique de notre monde actuel.

Voir aus­si:

Con­tin­uer la lec­ture de « Gaël Giraud »