Ils sont lycéens et étudiants, conscients de l’urgence écologique, et en colère. En Suède, en Belgique ou en France, ils se réunissent pour mettre fin à un système qui brade leur avenir.
Lire le dossier de Télérama
Assises de Youth for Climate à Bordeaux
« …Désillusionnés, certains ont quitté depuis le navire. L’heure est donc à la remobilisation générale autour du mouvement. Ces assises bordelaises ont pour rôle de rassembler les jeunes défenseurs du climat, partout en France. « Même si on n’arrive pas à avoir de résultats concrets sur le réchauffement climatique, on prépare malgré tout une société, une génération qui sera prête à s’y adapter », veut croire Virgile… »
La place du politique
Pablo Servigne insiste sur la place que doit prendre le politique dans l’accompagnement de la transformation de notre monde: https://youtu.be/7IpeLUei6kQ?t=795
CF: https://www.clesdelatransition.org/acteurs-des-territoires/pierre-leroy-un-elu-qui-change-tout
Voir ce livre: https://www.actes-sud.fr/node/60780
avec un extrait ICI
Et en Gironde, Jean Marie Darmian a sorti un livre courant octobre 2019:
Le partage du pouvoir local
Lire l’article de son blog dans lequel il présente son intention:
“Si la citoyenne et le citoyen reviennent au centre des décisions et de la gestion de la vie collective, la confiance reviendra. C’est un enjeu majeur pour la démocratie locale de demain. C’est un enjeu majeur pour la République.”
Voir aussi cet article: https://kaizen-magazine.com/article/mairies-en-france/
Et aussi:
Loos en Gohelle. Cet article en décrit bien ses actions et son fonctionnement
L’expérience de Saillans: article du blog
Plus radical, Marinaleda: article du blog
Vivre avec la fin du monde
“la clé c’est de ne pas traverser les tempêtes tout seul”
Pablo Servigne
Vivre avec la fin du monde: C’était le titre d’un dossier consacré à cette thématique par le journal Le Monde en juillet 2019 (voir ici).
Lire aussi cet article “Le succès inattendu des théories de l’effondrement” paru dans le même journal en février 2019.
Un dossier de LCI : La fin d’un monde
Pourquoi ce blog, version mars 2021!
Pourquoi ce blog? (version été 2019)
Greta Thunberg
Le désastre de la surpêche, qui vide les mers de leurs poissons
Daniel Pauly a révélé le désastre de la surpêche, qui vide les mers de leurs poissons. L’océanographe, malmené par la vie, l’affirme : la science a fait son travail d’alerte, c’est aux politiques d’agir.
Comment mettre la pression sur les Etats ou les entreprises ?
En mettant en jeu leur réputation, par exemple. Jennifer Jacquet, une de mes anciennes étudiantes devenue professeure à l’Université de New York, m’a permis de clarifier ma position par son travail sur l’usage de la culpabilité et de la honte comme stratégies d’action. On peut en appeler à notre culpabilité, comme le font le MSC et autres écolabels : on se sent coupable de manger quelque chose qu’on ne devrait pas, donc on évite de le faire. Mais on peut aussi dénoncer les restaurants qui proposent des ailerons de requins, ou les enseignes de grande distribution qui commercialisent des espèces vivant en eaux profondes, comme l’a fait l’ONG Bloom. Quelle est la méthode la plus efficace ? L’atteinte à la réputation. La culpabilité est trop dépolitisée. Aujourd’hui, la surpêche, la pollution plastique des océans et le réchauffement climatique sont totalement confirmés par la science. Mais quand des intérêts commerciaux sont en jeu, ils imposent leur loi. Regardez le tabac, ç’a été une lutte infernale, jusqu’à ce que, finalement, des lois soient votées pour interdire de fumer dans les bistrots… Nous en sommes là aujourd’hui : la science a fait son travail, maintenant le problème est politique.
Lire l’interview en entier
Climat, que faut-il faire de plus pour agir?
Paru dans Libération le 10/09/2018
“Témoins tout au long de leurs vies des atteintes à la nature, la primatologue Jane Goodall et le sociologue Edgar Morin expliquent, après la démission de Nicolas Hulot, pourquoi il est urgent de s’opposer aux forces économiques et politiques qui mettent en péril l’avenir de la planète.”
“…Edgar Morin : Comme dit Jane Goodall, c’est une tragédie, qui révèle qu’il y a deux univers mentaux, psychologiques, intellectuels qui sont incapables de se comprendre l’un l’autre. D’abord l’univers techno-économique, celui de nos dirigeants, qui domine notre société et ne voit le monde qu’à travers des chiffres, qui ne voit que croissance, rentabilité, compétitivité, PIB… L’autre univers, lui, voit la tragédie humaine de la planète qui se dégrade, la nécessité de changer totalement de voie, d’abandonner ce pseudo-scientifique libéralisme économique…Nicolas Hulot a fait une petite erreur en disant que la clé, c’est de réconcilier l’écologie et l’économie. Non, le vrai problème, c’est que cette économie-là est irréconciliable avec l’écologie.
