Et si on coexistait? La révolution des cœurs…

Par­fois au cours de mes “vagabondages” je fais des décou­vertes intéres­santes et stim­u­lantes.
Le fait religieux m’a tou­jours intéressé car depuis mes expéri­ences de vie et les enseigne­ments que j’ai suiv­is, le milieu dans lequel j’ai baigné (cf cette page)  et l’ac­tu­al­ité du monde et des divers­es com­mu­nautés de pen­sée religieuse, j’en ai tou­jours con­clu depuis mon plus jeune âge, que c’é­tait d’abord et surtout une source de con­flits plus ou moins sanglants et aucune­ment une source de “mieux vivre ensem­ble”.
Et puis tout à fait par hasard, je suis tombé sur le film ci-dessous, qui décrit les actions de l’as­so­ci­a­tion “coex­is­ter”.
L’avenir de notre monde, passera en pri­or­ité par la jeunesse qui se mobilise déjà et va se mobilis­er pour qu’il change, et que rien ne soit inéluctable. Et ce dans divers domaines, comme le dia­logue inter reli­gions et non croy­ants comme décrit dans cet arti­cle.
C’est donc en 2009 que Samuel Gry­bows­ki crée l’as­so­ci­a­tion https://www.coexister.fr/ et comme on le décou­vre dans sa fiche wikipé­dia, ses pris­es de posi­tions et pos­tures sont con­testées.
Lire par exem­ple la tri­bune de Car­o­line Fourest  dans Le Monde et la réac­tion de Samuel Gry­bows­ki quelques jours plus tard

Je suis moi même “bous­culé” dans mes habi­tudes de voir dans le film les deux jeunes femmes respon­s­ables de l’an­tenne lil­loise, une chré­ti­enne et une musul­mane inter­venir dans une classe pour par­ler des préjugés. Et for­cé­ment dans mon cas, voir la musul­mane porter un voile réveille tous mes préjugés, et la manière dont cette jeune fille “piège” les élèves pour leur faire décou­vrir qu’ils ont tous des préjugés, m’a bien plus et me per­met de dimin­uer un peu la force de ce préjugé en moi (femme voilée= femme soumise ou femme mil­i­tante et intolérante)
D’ailleurs ce peut dire du voile, Leila Sli­mani dans cette émis­sion (à par­tir de 38min10 et plus pré­cisé­ment de 39min 8s à  40min13s) me sem­ble par­ti­c­ulière­ment équili­bré et sub­til. En réso­nance en quelque sorte avec les objec­tifs de l’as­so­ci­a­tion coex­is­ter.
Samuel Gry­bows­ki n’a pas été épargné par la guerre des laïc­ités comme le relate cet arti­cle
Voilà ce qu’il a pu répon­dre à ses détracteurs:

« Ne pas par­ler des dif­férences ne résout pas les prob­lèmes. A trop uni­formiser, ça frus­tre et pousse au com­mu­nau­tarisme. On n’est pas oblig­és de tous se ressem­bler pour se rassem­bler. Nier les dif­férences religieuses est con­tre-pro­duc­tif, alors que le dan­ger vient juste­ment de là. »

A pro­pos du film:
“Un film-doc­u­men­taire sur l’as­so­ci­a­tion « Coex­is­ter », qui oeu­vre depuis 2009 pour la « coex­is­tence active » entre les con­vic­tions religieuses. Réal­isé par Corinne Moutout, « Et si on coex­is­tait ? » abor­de les dif­férentes actions de l’or­gan­i­sa­tion, en suiv­ant notam­ment son fon­da­teur, Samuel Grzy­bows­ki, 23 ans, et les deux jeunes femmes respon­s­ables de l’an­tenne lil­loise, une chré­ti­enne et une musul­mane. « Qui a des préjugés sur les autres reli­gions ? » , lance l’une d’elles à une classe de col­légiens, intrigués par les méth­odes employées, didac­tiques et vivantes, lors des inter­ven­tions de « Coex­is­ter » dans les étab­lisse­ments. Des ini­tia­tives de sen­si­bil­i­sa­tion, de sol­i­dar­ité et de dia­logue, mais aus­si un tour du monde de l’in­ter­re­ligieux, l’In­ter­faith Tour, réal­isé pen­dant un an par un chré­tien, un juif, un musul­man, un athée et un agnos­tique : autant de pro­jets évo­qués dans ce film ryth­mé, qui présente des jeunes de tous hori­zons au ser­vice de cette cause com­mune du « vivre ensem­ble ». Une cause ren­due d’au­tant plus cru­ciale depuis les atten­tats qui ont frap­pé la France en 2015.”
VOIR LE FILM

Samuel Gry­bows­ki lors d’une con­férence Tedx en 2015

Vic­tor Grèzes, l’athée inter­viewé par Yves Cali en 2014  à pro­pos de son livre “Je suis athée, croyez moi”