L’effet rebond, ou pourquoi faire mieux ne suffit pas

Rédigé avec Claude (Anthrop­ic) — mai 2026


Une intuition rassurante. Et fausse.

L’idée sem­ble logique : si une tech­nolo­gie con­somme moins d’én­ergie pour faire la même chose, alors la con­som­ma­tion totale baisse. C’est ce qu’on appelle l’ef­fi­cac­ité énergé­tique. C’est ce que les ingénieurs cherchent. C’est ce que les poli­tiques van­tent. C’est ce que les con­som­ma­teurs croient.

C’est faux. Pas tou­jours. Pas sys­té­ma­tique­ment. Mais sou­vent. Et de manière prévis­i­ble.

Ce phénomène a un nom : l’ef­fet rebond. Il a aus­si un autre nom, plus ancien, plus pré­cis : le para­doxe de Jevons.


1865. Le charbon. Un économiste qui voit ce que personne ne veut voir.

William Stan­ley Jevons est un écon­o­miste bri­tan­nique. En 1865, il pub­lie The Coal Ques­tion — la ques­tion du char­bon. À l’époque, l’ingénieur écos­sais James Watt a per­fec­tion­né la machine à vapeur : elle con­somme beau­coup moins de char­bon pour pro­duire la même quan­tité d’én­ergie.

Bonne nou­velle, non ? La con­som­ma­tion de char­bon va baiss­er ?

Jevons observe l’in­verse. Pré­cisé­ment parce que la machine est moins chère à faire tourn­er, on la fait tourn­er davan­tage. On l’adopte dans de nou­veaux secteurs. On mul­ti­plie les usages. La con­som­ma­tion totale de char­bon aug­mente.

Sa for­mu­la­tion est restée célèbre : « L’idée selon laque­lle un usage plus économe de com­bustible équiv­audrait à une moin­dre con­som­ma­tion est une con­fu­sion totale. C’est l’ex­act con­traire qui est vrai. » (source : pourleco.com)

Le mécan­isme est sim­ple : l’ef­fi­cac­ité réduit le coût d’usage. Ce qui coûte moins, on l’u­tilise plus. Ce qu’on utilise plus, on le déploie à plus grande échelle. Et à grande échelle, les gains indi­vidu­els sont engloutis — par­fois dépassés — par l’aug­men­ta­tion des vol­umes.

Dans les années 1980, les écon­o­mistes Daniel Khaz­zoom et Leonard Brookes ont mod­ernisé cette obser­va­tion en mon­trant que la con­som­ma­tion mon­di­ale d’én­ergie avait con­tin­ué d’aug­menter après les chocs pétroliers de 1973 et 1979, mal­gré les pro­grès d’ef­fi­cac­ité. Ce qu’on appelle désor­mais le pos­tu­lat de Khaz­zoom-Brookes.


Les voitures. L’exemple que tout le monde comprend.

Depuis quar­ante ans, les moteurs auto­mo­biles ont fait des pro­grès remar­quables. Les voitures con­som­ment bien moins d’essence, à per­for­mance com­pa­ra­ble, qu’elles ne le fai­saient dans les années 1980. Les normes européennes ont poussé les con­struc­teurs à innover.

Pour­tant, la con­som­ma­tion totale d’essence des ménages français n’a pas été divisée par deux. Les voitures sont dev­enues plus gross­es — les SUV ont rem­placé les berlines com­pactes. Les tra­jets sont devenus plus longs — l’é­tale­ment urbain a éloigné les domi­ciles des lieux de tra­vail. Et surtout : le plein, perçu comme sub­jec­tive­ment moins cher au kilo­mètre, a levé des inhi­bi­tions. On roule davan­tage.

L’ef­fi­cac­ité tech­nique a été absorbée, et au-delà, par une évo­lu­tion des com­porte­ments. (source : Wikipedia — effet rebond)

C’est l’ef­fet rebond direct : le gain d’ef­fi­cac­ité entraîne une hausse de la con­som­ma­tion du bien lui-même.

Il existe aus­si un effet rebond indi­rect : les économies réal­isées (d’ar­gent ou de temps) sont réin­vesties ailleurs, par­fois dans des activ­ités tout aus­si éner­gi­vores. L’ex­em­ple des vélos est par­lant — Planète des Humains le décrit ain­si : se déplac­er à vélo plutôt qu’en voiture libère un bud­get qui peut financer un vol en Patag­o­nie. Le bilan car­bone de l’an­née peut alors être iden­tique, voire supérieur.


La sobriété contrainte. Ou : ce que la C‑Zéro m’a appris.

J’ai une Cit­roën C‑Zéro. Une voiture élec­trique anci­enne généra­tion, à l’au­tonomie ridicule — une cen­taine de kilo­mètres dans les bonnes con­di­tions. Elle ne me rend pas vertueux par con­vic­tion. Elle m’y con­traint par ses lim­ites.

Quand je dois faire plus de cent kilo­mètres dans une journée, je prends ma voiture ther­mique. Je n’ai pas le choix. On ne négo­cie pas avec une bat­terie vide. La vraie ver­tu serait de renon­cer au voy­age s’il n’est pas indis­pens­able — pas de choisir quel moteur l’ef­fectue.

Cette con­trainte tech­nique involon­taire est, para­doxale­ment, plus effi­cace cli­ma­tique­ment que beau­coup de choix vertueux délibérés. Je ne peux pas faire plus, même si je le voulais. La lim­ite n’est pas une déci­sion — c’est une don­née physique.

Un ancien col­lègue venait au tra­vail en vélo tous les jours. C’é­tait à la fois son côté sportif et ses faibles revenus qui le con­dui­saient à ce choix. Il n’é­tait pas « sobre ». Il était con­traint. Et sa con­trainte était plus effi­cace cli­ma­tique­ment que tous les achats de vélos élec­triques à trois mille euros de ses col­lègues qui pre­naient quand même leur voiture quand il pleu­vait.

Ce con­stat est incon­fort­able : les plus pau­vres ont, de fait, un impact cli­ma­tique moin­dre. Pas parce qu’ils sont plus vertueux. Parce qu’ils con­som­ment moins, faute de moyens.

La sobriété choisie — le vélo élec­trique, la C‑Zéro, l’IA sobre — reste un luxe de posi­tion. Une ver­tu acces­si­ble à ceux qui ont déjà con­som­mé beau­coup, et qui ont les moyens de pay­er pour con­som­mer moins.


L’IA sobre. Une invitation à consommer plus.

Fin 2025, le moteur de recherche Ecosia a inté­gré l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle dans ses ser­vices. Avec une promesse forte : une IA sobre, util­isant des mod­èles com­pacts, ali­men­tée à 100 % par des éner­gies renou­ve­lables, écar­tant délibéré­ment les fonc­tion­nal­ités trop gour­man­des comme la généra­tion vidéo.

L’in­ten­tion est réelle. Les efforts tech­niques aus­si, prob­a­ble­ment.

Mais la sobriété affichée pro­duit un effet col­latéral prévis­i­ble : elle ras­sure. Et ce qui ras­sure, on l’u­tilise davan­tage et plus libre­ment.

Une IA perçue comme « pro­pre » lève les inhi­bi­tions. On l’in­ter­roge pour des usages qu’on n’au­rait pas osé con­fi­er à une IA « sale ». On la con­sulte plus sou­vent, plus longtemps, sur des sujets plus var­iés. On la recom­mande. On l’in­tè­gre à des work­flows qu’on gar­dait jusqu’i­ci hors du numérique. La promesse verte devient le moteur de la crois­sance des usages.

Ce n’est pas une hypothèse. C’est le mécan­isme de Jevons, appliqué à l’IA.

Il faut y ajouter une nuance que Le Devoir rel­e­vait en sep­tem­bre 2025 : Ecosia dépend encore large­ment des infra­struc­tures de Bing et Google pour ses résul­tats. Son empreinte envi­ron­nemen­tale réelle est donc dif­fi­cile à dis­soci­er de celle de ces géants. La trans­parence sur la sobriété des mod­èles ne dit pas tout sur la chaîne com­plète.

Et en arrière-plan, les chiffres sont ver­tig­ineux. Selon l’A­gence inter­na­tionale de l’én­ergie, la con­som­ma­tion des dat­a­cen­ters liée à l’IA pour­rait dou­bler d’i­ci 2030 pour attein­dre 945 TWh, soit l’équiv­a­lent de la con­som­ma­tion élec­trique d’un pays comme l’Es­pagne. En France, les dat­a­cen­ters représen­tent déjà 2,5 % de l’empreinte car­bone nationale selon l’ADEME et l’AR­CEP — soit 46 % de l’empreinte car­bone du secteur numérique en 2024.

L’IA sobre est une bonne direc­tion. Elle est insuff­isante si elle s’ac­com­pa­gne d’une explo­sion des usages.


Une journée ordinaire. Trois IA. Un article sur un arbre.

En mai 2026, je tra­vaille sur un arti­cle pour ce site — à pro­pos du film Silent Friend d’Ildikó Enye­di, qui suit un gink­go bicen­te­naire plan­té à Mar­bourg, pen­dant les con­fine­ments du Covid.

Voici les out­ils util­isés ce jour-là :

Opera AI, inté­gré au nav­i­ga­teur, pour une pre­mière extrac­tion de texte depuis un PDF. Rapi­de, sans fric­tion, sans y penser.

Per­plex­i­ty, pour un arti­cle con­nexe sur Ecosia et l’IA — Claude était momen­tané­ment inac­ces­si­ble depuis son appli­ca­tion. Per­plex­i­ty a fourni une syn­thèse doc­u­men­tée en quelques min­utes.

Claude (Anthrop­ic), pour la réflex­ion de fond, la mise en con­texte, la con­struc­tion de l’ar­ti­cle — et la rédac­tion du présent texte.

Trois out­ils d’IA dif­férents. Une même journée. Un même sujet. Une démarche qui se veut cri­tique de l’IA.

Ce n’est pas de l’hypocrisie. C’est de l’ef­fet rebond à l’é­tat pur. La con­science du prob­lème n’im­mu­nise pas con­tre lui. Le tox­i­co­logue qui étudie les poi­sons doit par­fois les manip­uler. Celui qui doc­u­mente l’empreinte de l’IA utilise l’IA pour le faire. La con­tra­dic­tion est nom­mée, assumée — mais elle ne dis­paraît pas pour autant.


La contrainte monétisée. Ou : quand la limite devient publicité.

Ce jour-là, Claude m’a blo­qué. Mes­sage affiché : « Vous avez épuisé vos mes­sages jusqu’à 20h00. » Immé­di­ate­ment en dessous : « Passez au for­fait Pro. »

C’est révéla­teur.

La C‑Zéro, quand elle est à court de bat­terie, ne me pro­pose pas d’a­cheter des kilo­mètres sup­plé­men­taires. Elle s’ar­rête, et c’est tout. La con­trainte reste une con­trainte.

Claude, lui, trans­forme immé­di­ate­ment la lim­ite en invi­ta­tion com­mer­ciale. La fric­tion tech­nique devient levi­er de con­ver­sion. La con­trainte comme frein à l’ef­fet rebond ne fonc­tionne que si elle reste une con­trainte. Dès qu’elle est monétisée, elle change de nature — elle devient une inci­ta­tion à con­som­mer davan­tage, à con­di­tion de pay­er.

Ce glisse­ment est struc­turel. Les entre­pris­es d’IA ont tout intérêt à ce que leurs util­isa­teurs dépassent les lim­ites des offres gra­tu­ites. La sobriété d’usage n’est pas dans leur mod­èle économique.


La mise en garde qui fait de la publicité.

En mai 2026, l’émis­sion Grand bien vous fasse sur France Inter con­sacre un épisode à la ques­tion : « Com­ment bien utilis­er l’IA en famille ? »

L’in­ten­tion est louable. Guider les par­ents, sen­si­bilis­er les enfants, pro­pos­er des garde-fous.

Mais l’ef­fet pro­duit est exacte­ment celui de Jevons. Expli­quer aux par­ents com­ment gér­er l’IA de leurs enfants, c’est légitimer l’usage, le nor­malis­er, lui don­ner une place dans la vie domes­tique. La pru­dence devient pre­scrip­tion. Le garde-fou devient passerelle. La mise en garde devient pro­mo­tion.

C’est une forme d’ef­fet rebond infor­ma­tion­nel : plus on par­le des dan­gers de l’IA pour mieux l’en­cadr­er, plus on sig­nale que l’IA est là, incon­tourn­able, et qu’il faut appren­dre à vivre avec. Le vol­ume sonore de l’aver­tisse­ment con­tribue à l’am­pli­fi­ca­tion de ce qu’il aver­tit.

Je ne fais pas excep­tion. Écrire sur les dan­gers de l’IA, avec l’IA, pour inviter à la pru­dence — c’est le même mécan­isme. Je le nomme. Je l’as­sume. Cela ne le neu­tralise pas.


Ce que le ginkgo ne fait pas.

Le gink­go plan­té en 1832 dans le parc botanique de l’u­ni­ver­sité de Mar­bourg — celui qu’Ildikó Enye­di filme avec une patience qui ressem­ble à de la ten­dresse — n’a pas besoin d’être sobre. Il est sobre. Sans effort, sans déc­la­ra­tion d’in­ten­tion, sans bilan car­bone à pro­duire.

Il pousse, il fil­tre, il stocke, il tra­verse les siè­cles et les épidémies. Il ne con­sulte pas trois IA dans la même journée. Il ne passe pas au for­fait Pro.

L’ef­fet rebond est une patholo­gie spé­ci­fique­ment humaine. Elle naît de notre capac­ité à ratio­nalis­er nos com­porte­ments — à nous con­va­in­cre que faire mieux autorise à faire plus. Le vivant non-humain n’y est pas soumis. Il n’op­ti­mise pas. Il dure.

C’est peut-être la leçon la plus incon­fort­able de Silent Friend : la vraie sobriété n’est pas une per­for­mance tech­nique. C’est une lim­ite accep­tée.


Ce que ça change — et ce que ça ne change pas.

L’ef­fet rebond n’est pas un argu­ment con­tre l’ef­fi­cac­ité énergé­tique. Les pro­grès tech­niques sont réels et néces­saires. Mais ils sont insuff­isants, seuls, à réduire la con­som­ma­tion glob­ale.

Ce qui manque, c’est la con­trainte sur les vol­umes. Sans pla­fond sur les usages, sans régu­la­tion sur la crois­sance des dat­a­cen­ters, sans prix réel inté­grant les exter­nal­ités envi­ron­nemen­tales, l’ef­fi­cac­ité sera tou­jours absorbée par l’ex­pan­sion.

C’est là que le GIEC peine encore : les mod­èles cli­ma­tiques intè­grent mal ces com­porte­ments économiques com­plex­es. La croy­ance dans une tech­nolo­gie sal­va­trice — une IA sobre, une voiture élec­trique, un moteur plus effi­cace — retarde les déci­sions de sobriété qui, elles, ne génèrent pas d’ef­fet rebond. On ne fait pas de rebond sur ce qu’on ne con­somme pas.

L’IA gra­tu­ite ou bon marché qui se démoc­ra­tise, c’est exacte­ment l’in­verse de ce mécan­isme. Elle lève la con­trainte économique. Elle ouvre l’ac­cès à des mil­liards d’u­til­isa­teurs. Et donc, mécanique­ment, elle ampli­fie l’ef­fet rebond à une échelle sans précé­dent.

Pas parce qu’elle est mau­vaise. Parce que c’est ain­si que fonc­tionne le para­doxe de Jevons. Depuis 1865.


Cet arti­cle est en lien avec :
Silent Friend — le gink­go, l’IA, et nous (nautremonde.2cbl.fr)
— Arti­cle sur Ecosia à venir (democratie.2cbl.fr)

Rédigé avec Claude (Anthrop­ic) — mai 2026.

Silent Friend — Un arbre, une IA, et une question sans réponse

Il y a des films qu’on ne choisit pas vrai­ment. On entre dans une salle, on s’as­soit, et quelque chose se passe qu’on n’at­tendait pas. Silent Friend d’Ildiko Enye­di est de ceux-là.

Au cen­tre du film, un gink­go bilo­ba plan­té en 1832 dans le parc botanique de l’u­ni­ver­sité de Mar­bourg. Presque deux siè­cles d’ex­is­tence. Trois épo­ques, trois per­son­nages qui gravi­tent autour de lui, ten­tent de percer son mys­tère : a‑t-il une forme d’in­tel­li­gence ? Un rap­port au monde extérieur et à ses soubre­sauts ?

La cinéaste hon­groise — trop mécon­nue mal­gré un Ours d’Or à Berlin en 2017 pour Corps et âme — con­stru­it un film « envoû­tant, apaisant, philosophique »1. Une « réflex­ion sur notre rela­tion nég­ligée au végé­tal, sur notre fini­tude »1, sur ce qui dur­era après nous. Car l’hu­man­ité, comme le dit le film sans le dire vrai­ment, « passera inévitable­ment le relais du vivant à d’autres espèces après son bref pas­sage dans l’u­nivers »1.

Le paradoxe d’écrire cet article

C’est là que les choses se com­pliquent. Ou plutôt, c’est là qu’elles devi­en­nent intéres­santes.

Pour tra­vailler sur cet arti­cle, j’ai util­isé suc­ces­sive­ment Opera AI — inté­gré au nav­i­ga­teur — pour extraire la cri­tique de la gazette Utopia depuis un PDF, puis Claude d’An­throp­ic pour con­stru­ire la réflex­ion. Deux intel­li­gences arti­fi­cielles au ser­vice d’un arti­cle sur un film qui dit, en sub­stance, que « l’hu­man­ité tra­vaille assidû­ment à sa perte »1.

Le gink­go n’a pas besoin de dat­a­cen­ters pour tra­vers­er les siè­cles. Pas besoin de serveurs refroidis à l’eau, d’én­ergie fos­sile, de min­erais extraits à l’autre bout du monde. Il pousse. Il fil­tre. Il stocke. Il dure.

Moi j’u­tilise des out­ils qui con­som­ment tout ça — pour écrire sur lui.

Opera AI s’en est sorti avec élégance

Quand je lui ai soumis ce para­doxe, Opera AI a pro­posé une for­mule : « utilis­er le fruit de notre arro­gance pour appren­dre, enfin, l’hu­mil­ité. » C’est beau. C’est même juste, d’une cer­taine façon.

Mais en y réfléchissant, cette for­mule fait exacte­ment ce qu’elle pré­tend dénon­cer : elle nomme la con­tra­dic­tion pour mieux la neu­tralis­er. Elle la met en scène, l’ha­bille en élé­gance lit­téraire, et la rend accept­able. La trans­parence devient con­fort. L’aveu devient abso­lu­tion.

C’est la ques­tion que je ne résous pas dans cet arti­cle, parce qu’elle ne se résout pas : jusqu’où la trans­parence suf­fit-elle comme pro­tec­tion ? Men­tion­ner « rédigé avec Claude » est une pos­ture éthique — mais est-ce aus­si une abso­lu­tion ?

Ce que le ginkgo répond

Rien. Le gink­go ne répond pas. C’est pré­cisé­ment ce qui le rend si dérangeant comme per­son­nage de film — et comme miroir.

Ildiko Enye­di con­stru­it son réc­it en trois épo­ques : 1908, une femme qui se bat pour entr­er à l’u­ni­ver­sité dans un monde d’hommes. 1972, un étu­di­ant qui décou­vre le végé­tal par amour. 2020, un neu­ro­physi­cien chi­nois con­finé pen­dant le Covid, seul face au vieil arbre, menant des expéri­ences à dis­tance avec une biol­o­giste française.

Trois épo­ques, trois façons d’être au monde. Et l’ar­bre qui tra­verse tout ça, impas­si­ble, sans déc­la­ra­tion d’in­ten­tion, sans bilan car­bone, sans note de trans­parence en bas de page.

« Un ciné­ma onirique et philosophique qui n’ap­par­tient qu’à elle. »1

La vraie sobriété n’est pas une per­for­mance. Elle ne s’an­nonce pas. Elle dure.

Pourquoi cet article figure sur nautremonde.2cbl.fr

Parce que Silent Friend pose, mieux que n’im­porte quel essai, la ques­tion cen­trale de ce site : com­ment habiter le monde sans le détru­ire? Et parce qu’il la pose sans répon­dre — ce qui est peut-être la forme d’hon­nêteté la plus rare.

Et parce qu’écrire cet arti­cle avec une IA, sur ce film-là, sur ce site-là, c’est au moins nom­mer la con­tra­dic­tion. Même si nom­mer ne suf­fit pas.


1 Cer­taines expres­sions et descrip­tions du film s’ap­puient sur la cri­tique pub­liée dans la gazette du ciné­ma Utopia de Bor­deaux (n°261, avril-mai 2026), repro­duite inté­grale­ment en annexe ci-dessous.


Annexe — Critique complète parue dans la gazette cinéma Utopia Bordeaux n°261

SILENT FRIEND

Écrit et réal­isé par Ildiko ENYEDI Alle­magne 2025 2h27 VOSTF (alle­mand, anglais) Couleur et Noir et blanc avec Tony Leung, Léa Sey­doux, Luna Wedler, Enzo Brumm, Mar­lene Burow…

On n’avait plus vu, depuis le mer­veilleux Le Songe de la lumière du cinéaste espag­nol Vic­tor Erice (en 1992 tout de même !), une aus­si belle représen­ta­tion d’un arbre au ciné­ma. L’arbre, ce vivant immense, majestueux, enrac­iné, immo­bile… qui, à l’échelle d’une exis­tence humaine, sem­ble éter­nel. Au cen­tre de Silent friend, et des qua­si­ment cent ans que cou­vre le réc­it en trois volets de ce film envoû­tant, un gink­go bilo­ba – « arbre aux quar­ante écus » venu de Chine où il est sym­bole de mater­nité, célébré pour la beauté de son feuil­lage, pour son excep­tion­nelle longévité (une cen­taine de ses spéci­mens ont plus de mille ans…), ain­si que pour de sup­posées ver­tus médic­i­nales. Le gink­go qui nous occupe, notre héros imposant et dis­cret, a été plan­té en 1832 dans le parc botanique de l’université de Mar­bourg, au cen­tre de l’Allemagne. Cet arbre bien­tôt bicen­te­naire a‑t-il une forme d’intelligence, de rap­port au monde extérieur et à ses soubre­sauts ? C’est le mys­tère que trois per­son­nages, à trois épo­ques dif­férentes, vont ten­ter de percer.

Il y a tout d’abord Grete. En 1908, elle est la pre­mière femme à pos­tuler à la célèbre uni­ver­sité, en sec­tion botanique. Les vieux man­darins, fort peu enclins à féminis­er leurs amphithéâtres, enchainent les ques­tions pièges et les allu­sions grav­eleuses sur la sex­u­al­ité débridée des plantes (lesquelles sont pio­nnières du polyamour fréné­tique…) pour la désta­bilis­er, mais Grete ne s’en laisse pas compter. Notre gink­go la voit évoluer et s’affirmer dans ce monde d’hommes, se pas­sion­ner pour la pho­togra­phie, aller de décou­verte en décou­verte…

En 1972, en plein flower pow­er qui exalte plus que jamais les valeurs de la nature, c’est un jeune étu­di­ant a pri­ori assez peu porté sur le végé­tal (quoique fils d’agriculteur) dont notre arbre observe la mue : par amour pour une belle et ambitieuse botaniste, le garçon va s’intéresser d’abord timide­ment aux plantes puis se laiss­er cap­tiv­er par les réac­tions d’un géra­ni­um face aux aléas du monde extérieur…

C’est enfin un neu­ro-physi­cien chi­nois, M. Wong (Tony Leung, échap­pé de la fil­mo­gra­phie de… « Wong » Kar-wai), qui arrive en 2020 à Mar­bourg pour don­ner une série de con­férences sur le fonc­tion­nement cérébral des nou­veaux-nés. Sur­pris par l’épidémie de Covid, con­finé, isolé dans l’université vide avec pour seul com­pagnon le gar­di­en tac­i­turne du parc, M. Wong entre­prend des expéri­ences sur le vénérable gink­go, aidé à dis­tance par une biol­o­giste française (Léa Sey­doux).

Grand, beau, apaisant, porté par une mise en scène déli­cate­ment adap­tée à chaque époque (splen­dide noir et blanc pour le début du siè­cle, couleurs sépia délavées pour les années 1970, images minérales et numériques pour le 21e siè­cle), Silent friend est une fasci­nante réflex­ion sur notre rela­tion nég­ligée au végé­tal et au cos­mos, sur notre fini­tude, sur le sens de la vie — tant il est cer­tain que l’humanité, d’autant plus éphémère qu’elle tra­vaille assidû­ment à sa perte, passera inévitable­ment le relais du vivant à d’autres espèces après son bref pas­sage dans l’univers. La grande cinéaste hon­groise Ildiko Enye­di, trop mécon­nue mal­gré un film sidérant sur l’animalité et l’amour (Corps et âme récom­pen­sé d’un Ours d’Or au Fes­ti­val de Berlin en 2017), pour­suit avec ce pré­cieux bijou son explo­ration d’un ciné­ma onirique et philosophique qui n’appartient qu’à elle.

 

Annaëlle Sorignet

Une jeune bor­de­laise a pub­lié un ouvrage pour sur­mon­ter le sen­ti­ment d’im­puis­sance et de dés­espoir par­fois ressen­ti face à la crise écologique.
Alors qu’elle ali­men­tait depuis quelques années son blog dédié à la ques­tion écologique “La Révo­lu­tion des tortues” (80000 lecteurs par jour, blog qu’elle a fer­mé), Anaëlle Sorignet en a eu marre. Un jour, elle a ressen­ti le besoin de par­ler de son “éco anx­iété” à ses lecteurs. Sans fil­tre, elle leur a fait part de ses doutes, de son sen­ti­ment d’im­puis­sance, de son désar­roi, de ses colères et de son épuise­ment à ten­ter de sauver le monde. À sa plus grande sur­prise, elle a reçu de nom­breux mes­sages. “Je ne m’y attendais pas. À chaque fois, les lecteurs me dis­aient être soulagés de ne pas être seuls à ressen­tir ces sen­ti­ments”, racon­te-t-elle.
Quelques années plus tard, elle a décidé d’écrire un livre sur ce sujet, situé entre le développe­ment per­son­nel et écolo­gie.
Son titre, “On ne sauvera pas le monde avec des pailles…
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A Léognan

Ma par­tic­i­pa­tion au col­lec­tif cir­cu­la­tions douces, m’a per­mis de ren­con­tr­er des per­son­nes qui œuvrent con­crète­ment, locale­ment (et au delà) pour une société plus décar­bonée et respectueuse de l’en­vi­ron­nement.

“Char­ité bien ordon­née com­mence par soi même” , donc évo­quons le col­lec­tif “cir­cu­la­tions douces à Léog­nan” que j’ai mod­este­ment ini­tié : le site , le blog
(Pour anticiper toute cri­tique sur l’usage d’outils google pour ces out­ils numériques, lire ici et )
Ce col­lec­tif a per­mis à cer­taines per­son­nes de se ren­con­tr­er et d’a­gir ensem­ble autour d’un pro­jet pour le pre­mier bud­get par­tic­i­patif de Léog­nan. Je con­nais­sais la plu­part des per­son­nes, puisque que je les ai réu­nies et j’ai décou­vert Eric et son vélo car­go: lire ici.

Con­tin­uer la lec­ture de « A Léog­nan »

Roots: s’attaquer aux problèmes environnementaux… à la racine

Présen­ta­tion sur le site d’Arte: ICI , cet arti­cle et l’ar­ti­cle de ce blog sur Pierre Girard
“L’a­gri­cul­ture ne peut-elle fonc­tion­ner qu’aux dépends de l’environnement et du cli­mat ? Le jour­nal­iste Pierre Girard nous emmène à la ren­con­tre de paysannes et paysans de toute l’Europe qui pro­posent des méth­odes sur­prenantes, nou­velles ou très anci­ennes pour pren­dre soin de la terre, et s’at­taque­nt aux prob­lèmes envi­ron­nemen­taux… à la racine.”

https://youtu.be/BkN4rlJlDZ8
https://www.youtube.com/watch?v=Yrdkx-WUUhs
https://youtu.be/DjNKq3–U34
https://youtu.be/1gaCKixM-cc
https://youtu.be/nrHvJ-h9m4w

Les racines de la souveraineté / Jardin-Forêt

“Les racines de la sou­veraineté” est une série doc­u­men­taire pas­sion­nante disponible sur cette chaine YouTube
Voir le Teas­er de cette série
:

Elle a été créée par par cette asso­ci­a­tion de Fri­bourg (Suisse), lire cet arti­cle qui présente la genèse de cette asso­ci­a­tion et ses objec­tifs.

Compte insta­gram de l’as­so­ci­a­tion: https://www.instagram.com/panterra_ch/

Analyse du mod­èle Forêt-Jardin sur leur site: ICI

Pour aller plus loin:
Vis­iter la page con­sacrée à Mar­tin Craw­ford, ini­ti­a­teur du con­cept de forêt comestible, appelée Forêt-jardin ou Jardin-forêt: ICI

Pro­longe­ments:

https://youtu.be/nrHvJ-h9m4w

Pierre Girard

Pierre Girard est jour­nal­iste sur Arte.
Il a ani­mé l’émis­sion Xénius (cf ce clip de présen­ta­tion) puis a créé la chaine “Tous ter­riens” (voir cette présen­ta­tion).
Voir émis­sion “Un jour avec Pierre Girard”

Sa chaine Youtube
Présen­ta­tion du jour­nal­iste Pierre Girard dans l’épisode 14 du pod­cast de l’Oiseau Bondis­sant (cf cet arti­cle du blog)

La playlist de l’émis­sion “Tous des ter­riens”

Présen­ta­tion de Roots, son nou­veau pro­jet: ICI

Martin Crawford

https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Crawford

Son site “fonds de recherche en argo­foresterie”: https://www.agroforestry.co.uk/
Rap­pel le nav­i­ga­teur Chrome et d’autres sans doute, pro­pose de traduire automa­tique­ment un site qui est en anglais

Présen­ta­tion de la vidéo qui suit:
“Pour la sor­tie de son livre La Forêt-jardin en français, Mar­tin Craw­ford nous fait vis­iter sa forêt nourri­cière, tout en expli­quant son fonc­tion­nement.
Depuis plus de 20 ans, il s’in­spire des équili­bres naturels. Son livre donne toutes les clés pour créer une forêt-jardin adap­tée à notre cli­mat. Une forêt-comestible est basée sur le fonc­tion­nement d’un jeune espace boisé, avec une large palette de plantes cul­tivées à dif­férentes hau­teurs, qui deman­dent peu de tra­vail du sol, de désherbage ou de con­trôle des ravageurs.
Les espèces sont choisies pour leurs inter­ac­tions mutuelles, aboutis­sant à un sys­tème en bonne san­té qui con­serve sa fer­til­ité tout en créant un espace esthé­tique et pro­duc­tif. “Pou­vez-vous vous imag­in­er vivre à l’om­bre d’une forêt qui vous nour­risse, et soit égale­ment un puit de car­bone et une oasis de bio­di­ver­sité, qui restau­re le paysage, crée des micro-cli­mats et rena­ture votre vie quo­ti­di­enne? ”
Extrait de la pré­face de Charles Hervé-Gruy­er, Ferme Biologique du Bec Hel­louin.
Le livre Feuil­leter un extrait

Inter­view vidéo de Mar­tin Craw­ford: arti­cle de présen­ta­tion

Oiseau bondissant

“Char­lotte Jacquet et Alexan­dre Asmodé sont deux ingénieurs agronomes, pho­tographes et vidéastes. Ils for­ment Oiseau Bondis­sant qui a pour mis­sion d’appuyer les agricul­teurs et entre­pre­neurs engagés dans le développe­ment durable et les por­teurs de pro­jets envi­ron­nemen­taux.”

Leur site 

Leur pod­cast

La décroissance

L’ar­ti­cle à lire pour tout com­pren­dre à la décrois­sance, prônée par cer­tains can­di­dats à la pri­maire écol­o­giste: ICI
Résumé:
“La décrois­sance est un courant de pen­sée issu de la cri­tique de la tech­nique et de la prise de con­science de l’ur­gence cli­ma­tique, qui a con­nu son heure de gloire en France durant les années 2000. Selon ses par­ti­sans, la recherche de la crois­sance économique à tout prix est inutile et dan­gereuse, puisqu’elle ne per­met ni le plein emploi, ni la réduc­tion des iné­gal­ités et accroît les dérè­gle­ments cli­ma­tiques. La décrois­sance est notam­ment défendue aujour­d’hui par la can­di­date à la pri­maire écol­o­giste Del­phine Batho, mais irrigue toute une par­tie de la gauche – et même cer­tains mou­ve­ments catholiques et d’ex­trême droite. Ses opposants esti­ment au con­traire qu’il faut lui préfér­er la “crois­sance verte”, sans renon­cer au pro­grès tech­nique comme moyen de sur­mon­ter la crise cli­ma­tique.”

L’éco anxiété

Un excel­lent arti­cle qui fait le point sur ce phénomène qui touche majori­taire­ment les class­es sociales supérieures et éduquées. Lire ICI

“… cer­tains prati­ciens pro­posent de rejoin­dre une ONG ou une asso­ci­a­tion, pour faire de la sen­si­bil­i­sa­tion, aider le pub­lic à ouvrir les yeux sur des prob­lé­ma­tiques sociales et écologiques, tra­vailler à l’émergence d’alternatives. En somme, d’agir afin de retrou­ver un peu d’emprise sur notre des­tin, pour ne plus se sen­tir totale­ment impuis­sant.…“
La réal­i­sa­tion de ce site doit donc être une forme d’a­paise­ment

Voir aus­si ICI

émis­sion de France inter sur le sujet

L’expérience de Saillans

L’émission  » Faut-il croire à la démoc­ra­tie par­tic­i­pa­tive ?  » était l’occasion de dif­fuser le doc­u­men­taire « La République de Sail­lans ». Au tra­vers de nom­breux témoignages ce film résume l’épopée démoc­ra­tique de Sail­lans.
Ce doc­u­men­taire est suivi d’un débat entre Chan­tal Jouan­no (Prési­dente de la Com­mis­sion Nationale du Débat Pub­lic), Pas­cal Per­ri­no (poli­to­logue, pro­fesseur à Sci­ence Po) et Hervé Kempf (créa­teur et rédac­teur en chef de Reporterre).
Une réflex­ion sur les ver­tus et les lim­ites de la démoc­ra­tie par­tic­i­pa­tive. (cf expéri­ence plus rad­i­cale de Mari­nale­da)


Film disponible au télécharge­ment ICI

Con­tin­uer la lec­ture de « L’expérience de Sail­lans »

René Dumont

En 1974, j’ai 14 ans et je suis avec intérêt la cam­pagne élec­torale… J’avais été par­ti­c­ulière­ment intéressé par le dis­cours de cet homme étrange (à l’époque).
A la suite de cet arti­cle, des vidéos de la cam­pagne élec­torale ou d’émis­sions.
Maj 24/08/21

Réé­couter, René Dumont fait pren­dre con­science du retard pris, puisque tout ce qu’il dis­ait est en train de se pass­er. Il ne faut pas être vision­naire trop tôt, ni pro­pos­er des idées trop dérangeantes.
L’an­i­ma­teur de cette red­if­fu­sion cet été d’une émis­sion radio­phonique du 26 novem­bre 2018  le dit autrement en citant la célèbre phrase: “On a tou­jours tort d’avoir rai­son trop tôt” assumée par René Dumont lui même.
“Can­di­dat icon­o­claste et far­felu, le pro­fesseur Dumont prône un change­ment rad­i­cal de société. Ses marottes : l’aban­don de l’automobile, la désur­ban­i­sa­tion, et la lim­i­ta­tion des nais­sances. Sans quoi prophé­tise-t-il le monde court à sa perte. Résul­tat : 1,3 pour cent des sondages, autrement dit rien…Parce que rené Dumont est un trou­ble-fête, un Cas­san­dre qui empêche les Français de con­som­mer en rond. Or, on sait aujourd’hui à quel point se pré­dic­tions étaient justes. René Dumont le sait mieux que per­son­ne: on a tou­jours tord d’avoir rai­son trop tôt. ”

Con­tin­uer la lec­ture de « René Dumont »

Le rapport du Giec du 8 août

“il reste à peine vingt ans pour lim­iter le pire”
Le précé­dent datait de 2013. Aucune amélio­ra­tion: lire cet arti­cle

“Le Groupe d’experts inter­gou­verne­men­tal sur l’évolution du cli­mat (GIEC) a été créé en 1988 en vue de fournir des éval­u­a­tions détail­lées de l’état des con­nais­sances sci­en­tifiques, tech­niques et socio-économiques sur les change­ments cli­ma­tiques, leurs caus­es, leurs réper­cus­sions poten­tielles et les straté­gies de parade.” Voir la suite

Rap­port du Giec : visu­alisez le dérè­gle­ment du cli­mat depuis 30 ans en cinq info­gra­phies

Le jour du dépassement

“Le jour du dépasse­ment, ou jour du dépasse­ment de la Terre (en anglais : Earth Over­shoot Day ou EOD) cor­re­spond à la date de l’année, cal­culée par l’ONG améri­caine Glob­al Foot­print Net­work, à par­tir de laque­lle l’humanité est sup­posée avoir con­som­mé l’ensemble des ressources que la planète est capa­ble de régénér­er en un an. Passée cette date, l’humanité puis­erait donc de manière irréversible dans les réserves « non renou­ve­lables » (à échelle de temps humaine) de la Terre.
(Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_du_d%C3%A9passement)

Lire aus­si ICI ou

Robert Badinter ou l’art de la rhétorique

Robert Bad­in­ter, avo­cat pas­sion­né et min­istre de la Jus­tice emblé­ma­tique, n’est pas seule­ment l’ar­ti­san de l’abo­li­tion de la peine de mort en France ; il est aus­si l’un des plus grands ora­teurs de la Ve République. Par son dis­cours his­torique et sa maîtrise unique de la parole, il a con­ver­ti un com­bat moral en un tri­om­phe poli­tique et human­iste. Com­pren­dre son art de con­va­in­cre, comme il le révèle dans une inter­view pré­cieuse, c’est décou­vrir les clés de la rhé­torique qui émeut, per­suade, et trans­forme la société.

Robert Bad­in­ter : L’o­ra­teur de la jus­tice
Robert Bad­in­ter, fig­ure emblé­ma­tique de la Ve République, fut min­istre de la Jus­tice sous François Mit­ter­rand et l’ar­ti­san prin­ci­pal de l’abo­li­tion de la peine de mort en France en 1981. Avo­cat engagé con­tre cette pra­tique dès les années 1950, il trans­for­ma son com­bat per­son­nel en vic­toire lég­isla­tive grâce à un dis­cours his­torique pronon­cé le 17 sep­tem­bre 1981 à l’Assem­blée nationale. Sa rhé­torique, mêlant rai­son, émo­tion et prosodie dra­ma­tique, mar­qua les esprits et inspi­ra des généra­tions.

Con­tin­uer la lec­ture de « Robert Bad­in­ter ou l’art de la rhé­torique »

Pourquoi ce blog

 

Mars 2021: Voilà bien plus d’un an (été 2019) que je m’é­tais mis en tête de faire ce blog pour par­ler de notre monde, et de la pos­si­bil­ité d’un autre monde qui devait pass­er par des pris­es de con­science suiv­ies d’ac­tions ou de sou­tiens act­ifs dans notre vie de tous les jours. Ce qui expli­quait mes jeux de mots sur les titres nautremonde.2cbl.fr ou Un notre monde. 
Mais en mars 2020, un vilain virus est venu boule­vers­er nos vies de manière plus ou moins intense et dra­ma­tique.
Et à observ­er tout ce qui s’est fait, tout ce qui se fait, com­ment cha­cun “s’en débrouille”  (indi­vidu, per­son­nal­ité autorisée et ayant autorité sur la ques­tion, organ­isme, état) je ne peux être très opti­miste sur notre capac­ité col­lec­tive et indi­vidu­elle à agir sur des “périls” qui nous guet­tent à plus ou moins long terme. En clair j’ai envie d’écrire “on est mal bar­rés!”

Con­tin­uer la lec­ture de « Pourquoi ce blog »

La covid: un symptôme de plus ou un avertissement?

Je mer suis amusé à repren­dre cet arti­cle de sep­tem­bre 2020 en y ajoutant des choses en rouge.
Bien enten­du, on ne par­le bien sou­vent que de ça. Mais dans le meilleur des cas, un vac­cin est imag­iné (la coupe du monde des lab­o­ra­toires est lancée), des moyens de guéri­son sont testés, des moyens ultimes sont imag­inés à court terme pour s’en pré­mu­nir.
Pour le vac­cin on y est moins d’un an plus tard, les moyens de guéri­son pas encore et les vari­ants de plus en plus con­tagieux nous font des mis­ères.
Mais bien d’autres dan­gers moins immi­nents sont en vue. Et lorsqu’ils seront présents, nul vac­cin ou traite­ment n’ex­is­tera pour en lim­iter leurs effets sur la mor­tal­ité des pop­u­la­tions.
Comme on n’est jamais mieux servi que par soi même, j’ai entre­pris une mise en forme d’une page trai­tant de tous les aspects de la covid, ou dit autrement “com­ment respecter à la let­tre toutes les recom­man­da­tions qui nous sont don­nées / imposées pour mieux les ques­tion­ner, les valid­er, les remet­tre en ques­tion et élargir l’ob­ser­va­tion et la réflex­ion.
cf : L’essen­tiel pour vivre avec la covid , Crise san­i­taire, crise économique, crise poli­tique, crise écologique
Depuis j’ai fait une page plus sim­ple, je suis vac­ciné (ici) et le sujet est devenu un sujet poten­tiel d’in­com­préhen­sions, débats et brouilles poten­tielles en famille ou entre amis.
Pen­dant ce temps la

Inutile d’ex­pli­quer pourquoi cet arti­cle se retrou­ve de fait dans les rubriques “écolo­gie” “démoc­ra­tie” “économie” “médias” “per­son­nal­ités”