Jacques Caplat

Une per­son­ne ayant partagé la lec­ture de ce livre et ayant pro­posé une copie de la con­clu­sion, j’ai éprou­vé le besoin d’en savoir plus sur son auteur.

Présentation

Jacques Caplat est un agronome, eth­no­logue et essay­iste français, spé­cial­iste de l’a­groé­colo­gie. Fils d’un éleveur ovin impliqué dans la créa­tion de la Con­fédéra­tion paysanne en 1987, il a étudié l’a­gronomie avant de devenir con­seiller tech­nique en agri­cul­ture con­ven­tion­nelle, puis en agri­cul­ture biologique.

Il a rejoint la Fédéra­tion nationale d’a­gri­cul­ture biologique en 2020 et par­ticipé à la créa­tion du Réseau Semences Paysannes en 2003. Il tra­vaille aujour­d’hui pour l’as­so­ci­a­tion Agir pour l’en­vi­ron­nement et organ­ise de nom­breuses con­férences à tra­vers la France.

Fiche Wikipé­dia de Jacques Caplat – Biogra­phie, pub­li­ca­tions et engage­ments.

Thèmes centraux

Critique de l’agriculture industrielle

Jacques Caplat analyse les dynamiques indus­trielles et cap­i­tal­istes qui struc­turent l’a­gri­cul­ture con­tem­po­raine. Il dénonce les impacts envi­ron­nemen­taux et soci­aux délétères de ce mod­èle, tout en soulig­nant qu’il n’ex­iste aucune fatal­ité à voir l’a­gri­cul­ture détru­ire la planète.

Alternatives proposées

Par­mi les solu­tions qu’il défend :

- Poly­cul­ture-éle­vage pour façon­ner des mosaïques paysagères.

- Val­ori­sa­tion de la main-d’œu­vre plutôt que la sur­mé­can­i­sa­tion.

- Autonomie des paysans via des approches décen­tral­isées.

- Semences paysannes adap­tées aux milieux et aux évo­lu­tions cli­ma­tiques.

- AMAP et achat col­lec­tif du fonci­er pour stop­per la course à l’a­gran­disse­ment.

- Pro­jets agri­coles ter­ri­to­ri­aux et matériel libre de droit et répara­ble.

Vision

Une agri­cul­ture qui con­sid­ère le vivant comme un allié, et non comme un adver­saire. Une agri­cul­ture qui répare la planète en s’é­man­ci­pant de la stan­dard­i­s­a­tion indus­trielle.

Œuvres et interventions

Livres

Agri­cul­ture indus­trielle : on arrête tout, on réflé­chit ! (2025) – Analyse cri­tique du mod­èle agri­cole indus­triel et des alter­na­tives pour une agri­cul­ture respectueuse du vivant. L’au­teur y décrypte les logiques cap­i­tal­istes et indus­trielles qui écrasent les paysans et pro­pose des principes pour une agri­cul­ture réc­on­cil­iée avec le vivant.

Une agri­cul­ture qui répare la planète (coécrit avec Van­dana Shi­va, Actes Sud, 2021).

Conférence

Quand l’a­gri­cul­ture tra­vaille avec la nature – Con­férence don­née au musée des Arts déco­rat­ifs et du Design de Bor­deaux le 1er octo­bre 2021. Jacques Caplat y présente Une agri­cul­ture qui répare la planète, coécrit avec Van­dana Shi­va, et abor­de les tech­niques et démarch­es glob­ales pour une agri­cul­ture régénéra­tive.

Articles et entretiens

Le Salon de l’a­gri­cul­ture présente une vision fan­tas­mée (Reporterre, 22 févri­er 2025) – Jacques Caplat y alerte sur l’im­passe de l’a­gro-indus­trie et prône la mul­ti­pli­ca­tion des actions locales. Il explique com­ment l’a­gri­cul­ture indus­trielle est portée par les multi­na­tionales de la semence et des pes­ti­cides, et pourquoi il est urgent de désin­dus­tri­alis­er à l’échelle locale.

L’a­gri­cul­ture biologique peut nour­rir le monde (Reporterre, 4 mars 2014) – Jacques Caplat y défend l’idée que l’a­gri­cul­ture biologique est une solu­tion viable pour nour­rir l’hu­man­ité, cri­tique les idées reçues sur la bio, et détaille les avan­tages des cul­tures asso­ciées et des var­iétés adap­tées au milieu.

Por­trait de Jacques Caplat (Le Monde, 17 mai 2024) – Retour sur son par­cours et ses engage­ments, autour du sou­venir famil­ial d’une mère aux fourneaux et d’une cui­sine où l’on se relayait pour racon­ter sa journée.

La bio peut nour­rir la planète (Paysan Bre­ton, 22 novem­bre 2024) – Jacques Caplat y affirme que l’a­gri­cul­ture biologique peut nour­rir l’hu­man­ité à con­di­tion de repenser les sys­tèmes agri­coles actuels, la faim dans le monde rel­e­vant selon lui d’un prob­lème poli­tique et non tech­nique.

Deux mains dans la terre pour revoir l’a­gri­cul­ture mod­erne (Bub­ble BD, 14 mars 2022) – Cri­tique d’une bande dess­inée coécrite avec Laeti­tia Roux­el, qui racon­te l’his­toire fic­tive d’un agricul­teur remet­tant en ques­tion son méti­er, suiv­ie d’un dossier thé­ma­tique sur les alter­na­tives agri­coles.

Voir aus­si : Page sur Tim­o­th­ée Par­rique

Conclusion de l’ouvrage

La con­clu­sion ci-dessous est repro­duite fidèle­ment, dans la présen­ta­tion retenue par le livre.

L’acte agri­cole est aujour­d’hui à la fois sacral­isé au nom d’une nos­tal­gie de citadin·e·s admi­rant le dur labeur paysan, et con­testé pour ses impacts envi­ron­nemen­taux et soci­aux de plus en plus délétères. Pour­tant, il n’y a aucune fatal­ité à voir l’a­gri­cul­ture détru­ire la planète et les sociétés humaines, et il n’y a aucun passéisme à imag­in­er une agri­cul­ture éman­cipée de ses tra­vers actuels. Il est temps de cess­er de con­fon­dre « indus­tri­al­i­sa­tion » et « moder­nité », tout comme il est temps de cess­er de con­sid­ér­er l’his­toire agri­cole sous le prisme archaïque et mal­sain de l’évo­lu­tion­nisme social : non, il n’ex­iste pas une tra­jec­toire agri­cole uni­verselle.

Com­pren­dre les dynamiques indus­trielles et cap­i­tal­istes qui struc­turent en pro­fondeur l’a­gri­cul­ture qui domine actuelle­ment le monde, c’est se don­ner les moyens d’i­den­ti­fi­er les bifur­ca­tions entre dif­férentes moder­nités pos­si­bles et de choisir de nou­veaux itinéraires. Dès lors, il devient pos­si­ble de con­cevoir une agri­cul­ture qui con­sid­ère le vivant comme un allié et non plus un adver­saire, qui façonne une mosaïque paysagère basée sur la poly­cul­ture-éle­vage, qui rem­place la sur­mé­can­i­sa­tion par une val­ori­sa­tion de la main-d’œu­vre, qui s’é­mancipe de la stan­dard­i­s­a­tion indus­trielle en adop­tant au con­traire une approche décen­tral­isée basée sur l’au­tonomie des paysan·ne·s et des sociétés…

En mesurant le poids con­sid­érable de l’his­toire indus­trielle dans la manière dont notre agri­cul­ture con­tem­po­raine s’est façon­née, nous pou­vons mieux com­pren­dre ce qui car­ac­téris­erait une démarche alter­na­tive. À la cen­tral­i­sa­tion, nous pou­vons répon­dre par la décen­tral­i­sa­tion. À l’u­ni­formi­sa­tion, nous pou­vons répon­dre par la diver­sité féconde. À la mas­si­fi­ca­tion, nous pou­vons répon­dre par le mor­celle­ment. À l’ac­cu­mu­la­tion cap­i­tal­iste, nous pou­vons répon­dre par une mosaïque d’en­tités autonomes. Cette énuméra­tion n’est pas un jeu de l’e­sprit, elle ouvre un nou­v­el espace de com­préhen­sion et d’ac­tion. Car le con­tre-pied de l’in­dus­tri­al­i­sa­tion cor­re­spond de fait très pré­cisé­ment à la nébuleuse des actions de ter­rain qui émer­gent depuis quelques décen­nies pour imag­in­er des alter­na­tives agri­coles. Tech­niques bio, décon­cen­tra­tion de l’él­e­vage, AMAP, achat col­lec­tif du fonci­er pour stop­per la course à l’a­gran­disse­ment, pro­jets agri­coles ter­ri­to­ri­aux, matériel libre de droit et répara­ble par les paysannes, semences paysannes s’adap­tant aux dif­férents milieux et aux évo­lu­tions cli­ma­tiques : toutes ces ini­tia­tives qui appa­rais­sent sou­vent dis­tinctes et divers­es se révè­lent recel­er une for­mi­da­ble com­plé­men­tar­ité !

Elles ne con­stituent pas des ten­ta­tives désor­don­nées, mais com­posent bel et bien un tableau cohérent de démarch­es sus­cep­ti­bles de désin­dus­tri­alis­er l’a­gri­cul­ture et de rebâtir une logique arti­sanale, paysanne, décen­tral­isée. En choi­sis­sant d’en action­ner l’une ou l’autre, nous ne nous dis­per­sons aucune­ment, nous trou­vons sim­ple­ment une action à notre portée per­son­nelle pour con­tribuer, patiem­ment mais résol­u­ment, à ébran­ler le mon­stre et à semer les alter­na­tives.

Timothée Parrique

Il y a Tim­o­th­ée Cha­la­met
acteur fran­co améri­cain. Il nous dis­trait par son tal­ent.

Il y a Tim­o­th­ée Par­rique, écon­o­miste français qui nous inter­pelle par ses pris­es de posi­tion rad­i­cales.
Un écon­o­miste ““extrémiste” de la décrois­sance, selon les par­ties “pris­es de posi­tion” et “cri­tiques” de sa fiche Wikipé­dia.

Con­tin­uer la lec­ture de « Tim­o­th­ée Par­rique »

L’effet rebond, ou pourquoi faire mieux ne suffit pas

Rédigé avec Claude (Anthrop­ic) — mai 2026


Une intuition rassurante. Et fausse.

L’idée sem­ble logique : si une tech­nolo­gie con­somme moins d’én­ergie pour faire la même chose, alors la con­som­ma­tion totale baisse. C’est ce qu’on appelle l’ef­fi­cac­ité énergé­tique. C’est ce que les ingénieurs cherchent. C’est ce que les poli­tiques van­tent. C’est ce que les con­som­ma­teurs croient.

C’est faux. Pas tou­jours. Pas sys­té­ma­tique­ment. Mais sou­vent. Et de manière prévis­i­ble. Con­tin­uer la lec­ture de « L’effet rebond, ou pourquoi faire mieux ne suf­fit pas »

Silent Friend — Un arbre, une IA, et une question sans réponse

Il y a des films qu’on ne choisit pas vrai­ment. On entre dans une salle, on s’as­soit, et quelque chose se passe qu’on n’at­tendait pas. Silent Friend d’Ildiko Enye­di est de ceux-là.

Au cen­tre du film, un gink­go bilo­ba plan­té en 1832 dans le parc botanique de l’u­ni­ver­sité de Mar­bourg. Presque deux siè­cles d’ex­is­tence. Trois épo­ques, trois per­son­nages qui gravi­tent autour de lui, ten­tent de percer son mys­tère : a‑t-il une forme d’in­tel­li­gence ? Un rap­port au monde extérieur et à ses soubre­sauts ?

La cinéaste hon­groise — trop mécon­nue mal­gré un Ours d’Or à Berlin en 2017 pour Corps et âme — con­stru­it un film « envoû­tant, apaisant, philosophique »1. Une « réflex­ion sur notre rela­tion nég­ligée au végé­tal, sur notre fini­tude »1, sur ce qui dur­era après nous. Car l’hu­man­ité, comme le dit le film sans le dire vrai­ment, « passera inévitable­ment le relais du vivant à d’autres espèces après son bref pas­sage dans l’u­nivers »1.

Le paradoxe d’écrire cet article

C’est là que les choses se com­pliquent. Ou plutôt, c’est là qu’elles devi­en­nent intéres­santes.

Con­tin­uer la lec­ture de « Silent Friend — Un arbre, une IA, et une ques­tion sans réponse »

Annaëlle Sorignet

Une jeune bor­de­laise a pub­lié un ouvrage pour sur­mon­ter le sen­ti­ment d’im­puis­sance et de dés­espoir par­fois ressen­ti face à la crise écologique.
Alors qu’elle ali­men­tait depuis quelques années son blog dédié à la ques­tion écologique “La Révo­lu­tion des tortues” (80000 lecteurs par jour, blog qu’elle a fer­mé), Anaëlle Sorignet en a eu marre. Un jour, elle a ressen­ti le besoin de par­ler de son “éco anx­iété” à ses lecteurs. Sans fil­tre, elle leur a fait part de ses doutes, de son sen­ti­ment d’im­puis­sance, de son désar­roi, de ses colères et de son épuise­ment à ten­ter de sauver le monde. À sa plus grande sur­prise, elle a reçu de nom­breux mes­sages. “Je ne m’y attendais pas. À chaque fois, les lecteurs me dis­aient être soulagés de ne pas être seuls à ressen­tir ces sen­ti­ments”, racon­te-t-elle.
Quelques années plus tard, elle a décidé d’écrire un livre sur ce sujet, situé entre le développe­ment per­son­nel et écolo­gie.
Son titre, “On ne sauvera pas le monde avec des pailles…
La suite sur cette page

A Léognan

Ma par­tic­i­pa­tion au col­lec­tif cir­cu­la­tions douces, m’a per­mis de ren­con­tr­er des per­son­nes qui œuvrent con­crète­ment, locale­ment (et au delà) pour une société plus décar­bonée et respectueuse de l’en­vi­ron­nement.

“Char­ité bien ordon­née com­mence par soi même” , donc évo­quons le col­lec­tif “cir­cu­la­tions douces à Léog­nan” que j’ai mod­este­ment ini­tié : le site , le blog
(Pour anticiper toute cri­tique sur l’usage d’outils google pour ces out­ils numériques, lire ici et )
Ce col­lec­tif a per­mis à cer­taines per­son­nes de se ren­con­tr­er et d’a­gir ensem­ble autour d’un pro­jet pour le pre­mier bud­get par­tic­i­patif de Léog­nan. Je con­nais­sais la plu­part des per­son­nes, puisque que je les ai réu­nies et j’ai décou­vert Eric et son vélo car­go: lire ici.

Con­tin­uer la lec­ture de « A Léog­nan »

Roots: s’attaquer aux problèmes environnementaux… à la racine

Présen­ta­tion sur le site d’Arte: ICI , cet arti­cle et l’ar­ti­cle de ce blog sur Pierre Girard
“L’a­gri­cul­ture ne peut-elle fonc­tion­ner qu’aux dépends de l’environnement et du cli­mat ? Le jour­nal­iste Pierre Girard nous emmène à la ren­con­tre de paysannes et paysans de toute l’Europe qui pro­posent des méth­odes sur­prenantes, nou­velles ou très anci­ennes pour pren­dre soin de la terre, et s’at­taque­nt aux prob­lèmes envi­ron­nemen­taux… à la racine.”

Les racines de la souveraineté / Jardin-Forêt

“Les racines de la sou­veraineté” est une série doc­u­men­taire pas­sion­nante disponible sur cette chaine YouTube
Voir le Teas­er de cette série
:

Elle a été créée par par cette asso­ci­a­tion de Fri­bourg (Suisse), lire cet arti­cle qui présente la genèse de cette asso­ci­a­tion et ses objec­tifs.

Compte insta­gram de l’as­so­ci­a­tion: https://www.instagram.com/panterra_ch/

Analyse du mod­èle Forêt-Jardin sur leur site: ICI

Pour aller plus loin:
Vis­iter la page con­sacrée à Mar­tin Craw­ford, ini­ti­a­teur du con­cept de forêt comestible, appelée Forêt-jardin ou Jardin-forêt: ICI

Pro­longe­ments:

https://youtu.be/nrHvJ-h9m4w

Pierre Girard

Pierre Girard est jour­nal­iste sur Arte.
Il a ani­mé l’émis­sion Xénius (cf ce clip de présen­ta­tion) puis a créé la chaine “Tous ter­riens” (voir cette présen­ta­tion).
Voir émis­sion “Un jour avec Pierre Girard”

Sa chaine Youtube
Présen­ta­tion du jour­nal­iste Pierre Girard dans l’épisode 14 du pod­cast de l’Oiseau Bondis­sant (cf cet arti­cle du blog)

La playlist de l’émis­sion “Tous des ter­riens”

Présen­ta­tion de Roots, son nou­veau pro­jet: ICI

Martin Crawford

https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Crawford

Son site “fonds de recherche en argo­foresterie”: https://www.agroforestry.co.uk/
Rap­pel le nav­i­ga­teur Chrome et d’autres sans doute, pro­pose de traduire automa­tique­ment un site qui est en anglais

Présen­ta­tion de la vidéo qui suit:
“Pour la sor­tie de son livre La Forêt-jardin en français, Mar­tin Craw­ford nous fait vis­iter sa forêt nourri­cière, tout en expli­quant son fonc­tion­nement.
Depuis plus de 20 ans, il s’in­spire des équili­bres naturels. Son livre donne toutes les clés pour créer une forêt-jardin adap­tée à notre cli­mat. Une forêt-comestible est basée sur le fonc­tion­nement d’un jeune espace boisé, avec une large palette de plantes cul­tivées à dif­férentes hau­teurs, qui deman­dent peu de tra­vail du sol, de désherbage ou de con­trôle des ravageurs.
Les espèces sont choisies pour leurs inter­ac­tions mutuelles, aboutis­sant à un sys­tème en bonne san­té qui con­serve sa fer­til­ité tout en créant un espace esthé­tique et pro­duc­tif. “Pou­vez-vous vous imag­in­er vivre à l’om­bre d’une forêt qui vous nour­risse, et soit égale­ment un puit de car­bone et une oasis de bio­di­ver­sité, qui restau­re le paysage, crée des micro-cli­mats et rena­ture votre vie quo­ti­di­enne? ”
Extrait de la pré­face de Charles Hervé-Gruy­er, Ferme Biologique du Bec Hel­louin.
Le livre Feuil­leter un extrait

Inter­view vidéo de Mar­tin Craw­ford: arti­cle de présen­ta­tion

Oiseau bondissant

“Char­lotte Jacquet et Alexan­dre Asmodé sont deux ingénieurs agronomes, pho­tographes et vidéastes. Ils for­ment Oiseau Bondis­sant qui a pour mis­sion d’appuyer les agricul­teurs et entre­pre­neurs engagés dans le développe­ment durable et les por­teurs de pro­jets envi­ron­nemen­taux.”

Leur site 

Leur pod­cast

La décroissance

L’ar­ti­cle à lire pour tout com­pren­dre à la décrois­sance, prônée par cer­tains can­di­dats à la pri­maire écol­o­giste: ICI
Résumé:
“La décrois­sance est un courant de pen­sée issu de la cri­tique de la tech­nique et de la prise de con­science de l’ur­gence cli­ma­tique, qui a con­nu son heure de gloire en France durant les années 2000. Selon ses par­ti­sans, la recherche de la crois­sance économique à tout prix est inutile et dan­gereuse, puisqu’elle ne per­met ni le plein emploi, ni la réduc­tion des iné­gal­ités et accroît les dérè­gle­ments cli­ma­tiques. La décrois­sance est notam­ment défendue aujour­d’hui par la can­di­date à la pri­maire écol­o­giste Del­phine Batho, mais irrigue toute une par­tie de la gauche – et même cer­tains mou­ve­ments catholiques et d’ex­trême droite. Ses opposants esti­ment au con­traire qu’il faut lui préfér­er la “crois­sance verte”, sans renon­cer au pro­grès tech­nique comme moyen de sur­mon­ter la crise cli­ma­tique.”

L’éco anxiété

Un excel­lent arti­cle qui fait le point sur ce phénomène qui touche majori­taire­ment les class­es sociales supérieures et éduquées. Lire ICI

“… cer­tains prati­ciens pro­posent de rejoin­dre une ONG ou une asso­ci­a­tion, pour faire de la sen­si­bil­i­sa­tion, aider le pub­lic à ouvrir les yeux sur des prob­lé­ma­tiques sociales et écologiques, tra­vailler à l’émergence d’alternatives. En somme, d’agir afin de retrou­ver un peu d’emprise sur notre des­tin, pour ne plus se sen­tir totale­ment impuis­sant.…“
La réal­i­sa­tion de ce site doit donc être une forme d’a­paise­ment

Voir aus­si ICI

émis­sion de France inter sur le sujet

L’expérience de Saillans

L’émission  » Faut-il croire à la démoc­ra­tie par­tic­i­pa­tive ?  » était l’occasion de dif­fuser le doc­u­men­taire « La République de Sail­lans ». Au tra­vers de nom­breux témoignages ce film résume l’épopée démoc­ra­tique de Sail­lans.
Ce doc­u­men­taire est suivi d’un débat entre Chan­tal Jouan­no (Prési­dente de la Com­mis­sion Nationale du Débat Pub­lic), Pas­cal Per­ri­no (poli­to­logue, pro­fesseur à Sci­ence Po) et Hervé Kempf (créa­teur et rédac­teur en chef de Reporterre).
Une réflex­ion sur les ver­tus et les lim­ites de la démoc­ra­tie par­tic­i­pa­tive. (cf expéri­ence plus rad­i­cale de Mari­nale­da)


Film disponible au télécharge­ment ICI

Con­tin­uer la lec­ture de « L’expérience de Sail­lans »

René Dumont

En 1974, j’ai 14 ans et je suis avec intérêt la cam­pagne élec­torale… J’avais été par­ti­c­ulière­ment intéressé par le dis­cours de cet homme étrange (à l’époque).
A la suite de cet arti­cle, des vidéos de la cam­pagne élec­torale ou d’émis­sions.
Maj 24/08/21

Réé­couter, René Dumont fait pren­dre con­science du retard pris, puisque tout ce qu’il dis­ait est en train de se pass­er. Il ne faut pas être vision­naire trop tôt, ni pro­pos­er des idées trop dérangeantes.
L’an­i­ma­teur de cette red­if­fu­sion cet été d’une émis­sion radio­phonique du 26 novem­bre 2018  le dit autrement en citant la célèbre phrase: “On a tou­jours tort d’avoir rai­son trop tôt” assumée par René Dumont lui même.
“Can­di­dat icon­o­claste et far­felu, le pro­fesseur Dumont prône un change­ment rad­i­cal de société. Ses marottes : l’aban­don de l’automobile, la désur­ban­i­sa­tion, et la lim­i­ta­tion des nais­sances. Sans quoi prophé­tise-t-il le monde court à sa perte. Résul­tat : 1,3 pour cent des sondages, autrement dit rien…Parce que rené Dumont est un trou­ble-fête, un Cas­san­dre qui empêche les Français de con­som­mer en rond. Or, on sait aujourd’hui à quel point se pré­dic­tions étaient justes. René Dumont le sait mieux que per­son­ne: on a tou­jours tord d’avoir rai­son trop tôt. ”

Con­tin­uer la lec­ture de « René Dumont »

Le rapport du Giec du 8 août

“il reste à peine vingt ans pour lim­iter le pire”
Le précé­dent datait de 2013. Aucune amélio­ra­tion: lire cet arti­cle

“Le Groupe d’experts inter­gou­verne­men­tal sur l’évolution du cli­mat (GIEC) a été créé en 1988 en vue de fournir des éval­u­a­tions détail­lées de l’état des con­nais­sances sci­en­tifiques, tech­niques et socio-économiques sur les change­ments cli­ma­tiques, leurs caus­es, leurs réper­cus­sions poten­tielles et les straté­gies de parade.” Voir la suite

Rap­port du Giec : visu­alisez le dérè­gle­ment du cli­mat depuis 30 ans en cinq info­gra­phies

Le jour du dépassement

“Le jour du dépasse­ment, ou jour du dépasse­ment de la Terre (en anglais : Earth Over­shoot Day ou EOD) cor­re­spond à la date de l’année, cal­culée par l’ONG améri­caine Glob­al Foot­print Net­work, à par­tir de laque­lle l’humanité est sup­posée avoir con­som­mé l’ensemble des ressources que la planète est capa­ble de régénér­er en un an. Passée cette date, l’humanité puis­erait donc de manière irréversible dans les réserves « non renou­ve­lables » (à échelle de temps humaine) de la Terre.
(Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_du_d%C3%A9passement)

Lire aus­si ICI ou

Robert Badinter ou l’art de la rhétorique

Robert Bad­in­ter, avo­cat pas­sion­né et min­istre de la Jus­tice emblé­ma­tique, n’est pas seule­ment l’ar­ti­san de l’abo­li­tion de la peine de mort en France ; il est aus­si l’un des plus grands ora­teurs de la Ve République. Par son dis­cours his­torique et sa maîtrise unique de la parole, il a con­ver­ti un com­bat moral en un tri­om­phe poli­tique et human­iste. Com­pren­dre son art de con­va­in­cre, comme il le révèle dans une inter­view pré­cieuse, c’est décou­vrir les clés de la rhé­torique qui émeut, per­suade, et trans­forme la société.

Robert Bad­in­ter : L’o­ra­teur de la jus­tice
Robert Bad­in­ter, fig­ure emblé­ma­tique de la Ve République, fut min­istre de la Jus­tice sous François Mit­ter­rand et l’ar­ti­san prin­ci­pal de l’abo­li­tion de la peine de mort en France en 1981. Avo­cat engagé con­tre cette pra­tique dès les années 1950, il trans­for­ma son com­bat per­son­nel en vic­toire lég­isla­tive grâce à un dis­cours his­torique pronon­cé le 17 sep­tem­bre 1981 à l’Assem­blée nationale. Sa rhé­torique, mêlant rai­son, émo­tion et prosodie dra­ma­tique, mar­qua les esprits et inspi­ra des généra­tions.

Con­tin­uer la lec­ture de « Robert Bad­in­ter ou l’art de la rhé­torique »